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Blog de TheMissTerrorHotel

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TheMissTerrorHotel

Description :

Ce blog est entièrement consacré à ma fanfiction et ma passion pour le Hollywood Tower Hôtel !

L'histoire d'une chercheuse dans un Institut à New York témoin de phénomènes étranges dans un célèbre lieu abandonné d'Hollywood : The Hollywood Tower Hôtel !
Bienvenue dans la fanfiction : Hollywood Tower Hôtel, l'histoire d'Irissa Eclypse !

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TheMissTerrorHotel17 ans
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  • Création : 25/12/2009 à 07:00
  • Mise à jour : 17/03/2010 à 15:07
  • 7 articles
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  • The End !
  • Welcome to the new....Hollywood Tower Hôtel !
  • And don't forget ! The célebration continue....
  • You've just entered into the Twilight Zone !

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Edith Piaf , Benny Goodman , Glenn Miller et les Stars sisters

Sing Sing Sing (Benny Goodman)

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Design by TheMissTerrorHotel

"Bienvenue au Hollywood Tower Hôtel pour le voyage de votre vie ..."

Avant toute chose, veuillez mettre la musique située à votre droite pour une meilleure ambiance ! Ne craignez rien, Benny Goodman mène la danse !

_~°\
Bienvenue dans l'antre de TheMissTerrorHôtel _~°\
_~°\Ce blog est consacré à ma fanfiction sur la mythique attraction : _~°\
_~°\The Twilight Zone Tower of Terror anciennement mais à jamais_~°\
_~°\le Hollywood Tower Hôtel._~°\
_~°\Tout d'abord qu'est ce le Hollywood Tower Hôtel ou plus précisément_~°\ _~°\l'histoire de cette attraction ?_~°\

_~°\La légende raconte qu'en 1939 le 31 octobre alors que cet hôtel_~°\ _~°\prestigieux_~°\
_~°\d'Hollywood était à l'apogée de son âge d'or, une tragédie se_~°\ _~°\produisit.........._~°\

_~°\"Par une nuit d'orage, il y a fort longtemps, 5 personnes franchirent_~°\
_~°\ les portes d'un ascenseur pour vivre un cauchemard."
_~°\

_~°\En effet, à 20h05 précise alors que 5 passagers, un riche couple,_~°\
_~°\ une petite fille et sa nurse ainsi qu'un groom, disparurent alors que_~°\
_~°\ la foudre frappait leur ascenseur. C'est alors à ce moment là_~°\
_~°\ qu'ils pénétrèrent dans la mythique...._~°\


_~°\QUATRIÈME DIMENSION_~°\


_~°\"Aujourd'hui l'orage est de retour et les portes s'entrouvrent à nouveau, mais_~°\
_~°\cette fois-ci...."_~°\

_~°\"ELLES S'OUVRENT POUR VOUS !"_~°\

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#Posté le vendredi 25 décembre 2009 08:07

Modifié le mercredi 17 mars 2010 14:56

L'attraction hommage...

The Twilight Zone Tower of Terror est un hommage rendu à un des épisode de la célèbre série télévisée américaine The Twilight Zone créée par Rod Serling.
C'est une série de science très fiction (:p) de plus d'une centaine d'épisode et diffusée pour la première fois en 1959. De par son originalité, un remake baptisé " la 13e dimension" a vu le jour. Elle subit aussi de nombreuses parodies notamment dans Futurama (sisi !)
C'est grâce à cette série que nous devons nos "Tours de la Terreur".

L'attraction est basé sur le chiffre 13 comme quoi l'hôtel était pré-destiné à une vie de malheurs...
Si vous visitez attentivement le site vous pouvez lire cet écriteau (présent aussi dans ma fanfiction) :

Hollywood Tower Hôtel / Appendix (N°31)
Permis de construire n° 25844066013
Date prévue de livraison : courant 1929
Nom de l'Architecte : Théodore Faller
Hauteur : 55,78 mètres
Nombre d'étage : 13 étages
Nombre de chambres : 103


Par ailleurs, l'attraction se distingue en 13 parties :

1/ Le Hall d'entrée situéé juste après la file d'attente extérieure
2/ L'attente devant les deux bibliothèques après les tourniquets
3/ La bibliothèque où commence l'imprégnation du guest dans l'histoire du ride
4/ Le corridor d'accès à la chaufferie, c'est le lieu de rencontre des deux bibliothèques
5/ La chaufferie autre lieu d'attente avant l'embarquement
6/ Le load ou l'embarquement où un Cast Members groom vous attribue vos places dans l'ascenseur, elle se décompose en plusieurs files.
7/ Le couloir, l'ascenseur recule et un narrateur (Rod Serling alias Guy Chapelier pour la version française du Show ) nous raconte l'histoire de l'hôtel afin de monter la tension (héhé :p )
8/ Le miroir, là où les guests ont effectué leur passage dans la quatrième dimension
9/ Le ride donc les chutes et les ouvertures des portes donnant vue aux Walt Disney's Studios
10/ Epilogue du narrateur
11/ Zone d'attente dans le débarquement
12/ Enfin le débarquement
13/Boutique et photos


Les guests (nom donné aux visiteurs des parcs d'attractions) font une chute de 13 étages.
Seulement la hauteur des tours varie en fonction des différentes ToT (Tour de la Terreur) du monde.
Contrairement à ce que l'on croit, l'ascenseur n'est pas lâché bêtement, voilà pourquoi nous entendons dans la pub :
"Une chute vertigineuse plus rapide que la gravité elle-même.."
Cette phrase est réelle car nous ne faisons pas que tomber,
nous sommes aussi tirés vers le bas à une vitesse de 13,6 mètres à la seconde ! (Encore un 13 tiens ! :p ) par un énorme câble en acier.

Le Fa Fa Favier-vous ? le Faviez vous ? (mdr)
S'il n'y avais pas de cable, l'ascenseur ne tomberait pas avec autant de rapidité. Donc le cable et juste là pour accroître la vitesse ;) !



Bilan sur sa construction et son aspect technique :
Le Hollywood Tower Hôtel parisien a été ouvert en janvier 2008 et inauguré le 5 avril 2008 mais sa construction à débuté en 2006. Alors qu'il fût élevé assez rapidement l'intérieur a été plus long à réaliser. Tout le décors est fait main et plus de 5000 accessoires on été collectés à travers le monde pour se plonger au c½ur des années 30.
2 amortisseurs par ascenseurs on été prévus au cas où les choses ne se passent pas comme prévu (mais naaan faut pas avoir peuur :p ).
Il faut savoir que les moteurs équivalent au double de la puissance de ceux d'une locomotive.
Il y a 4 freins pas moteurs ce qui signifie 12 freins pour 3 ascenseurs.
Il y a 3 transformateurs qui convertissent de l'électricité à haute tension ( de 20 000 volt à 600 volt ), cette électricité est ensuite reconduite aux moteurs. Chaque transformateur pése 13 tonnes (comme par hasard :p)
10m3 est nécessaire pour le liquide de refroidissement ce qui représente 10 000 litres.
C'est dans un bâtiment à part que sont contrôlés les différents effets de son, de lumières qui rendent l'attraction unique. Les ordinateurs qui permettent ces effets sont appelés Show Control .
Une centaine d'ordinateurs et plus de 100 km de câbles ont été nécessaire pour réaliser la ToT.
C'est David Van Bow, chef décorateur, ainsi qu'un de ses collaborateurs qui a décoré l'hôtel.
Pour effectuer les tests de sécurités des sacs de sables ont été utilisés pour simuler le poids des visiteurs mais à cause des chutes les sacs déversaient leur sable et l'équipe devait tout nettoyer à chaque fois. Des mannequins d'eau les ont donc remplacés car plus facile d'entretien.

Infos :
Cette attraction est munie de Fast Pass
Conception : Walt Disney Imagineering
Style d'architecture : Pueblo Deco
Hauteur : plus de 40 mètres
Profondeur : 12 mètres
21 personnes par véhicules
1m02 est la taille minimum requise pour participer à cette aventure (je me mets à parler comme Disneyland ! génial ! =) )
60 millions d'euros ont été nécessaire pour construire la ToT
La vitesse est de 48,96 km/h soit comme je vous l'ai dit, 13,6 mètres à la seconde
Voix française des annonces et mises en garde : Jacques Ciron (Oui oui, souvenez vous bien de Alfred dans Batman dans la version française !! Mais siiiiii, le majordome de Batman ? Vous vous en souvenez ? Et bah c'est Jacques Ciron qui a fait sa voix, c'est un acteur avec une grande voxographie ! Sa voix est légendaire ! )
Voix française du narrateur Rod Serling : Guy Chapellier

Vous savez à présent tout ou presque sur la Tour de la Terreur de Disneyland Resort Paris






Sources : The Hollywood Tower Forum :
Ici
Wikipédia
"Les coulisses de la Tour de la Terreur" Youtube : Ici





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#Posté le vendredi 25 décembre 2009 09:44

Modifié le mercredi 17 mars 2010 15:00

L'orage est de retour et les portes s'entrouvent à nouveau mais cette fois-ci, elles s'ouvrent pour VOUS !



Vous êtes les passagers d'un des ascenseurs les plus stupéfiants qu'il soit , et vous allez faire le voyage le plus étrange de votre vie. Votre destination ? inconnue.. Mais une chose est sûre, une réservation a été faite en votre nom pour une durée prolongée.
Dites adieu au monde réel, car vous venez de pénétrer... dans la Quatrième Dimension.
Les tristes évènements qui s'abattirent sur ce haut lieu d'Hollywood, sont sur le point de se reproduire... Par une nuit d'orage il y a fort longtemps : Cinq personnes passèrent les portes d'un ascenseur pour vivre un cauchemar... L'orage est maintenant de retour et les portes s'entrouvrent à nouveaux, mais cette fois, elles s'ouvrent pour vous !
La prochaine fois que vous réserverez dans un hôtel dans la partie sombre d'Hollywood,
prenez bien soin de préciser combien de temps vous restez.
Ou vous risquerez de devenir des résidents permanents, de la Quatrième Dimension.


Passons au vif du sujet de ce blog, à savoir la fanfiction mais tout d'abord je tenais à préciser plusieurs petites choses :
Je tiens à vous montrer l'inauguration de la Tour de la Terreur à Disneyland Paris. Elle est disponible en deux parties sur youtube, les informations sur les musiques sont écrites par moi en commentaire, je m'appelle Pottok3 sur youtube.
Je tenais à vous les rappeler ici :
En premier lieu : The Twilight Zone remix by DJ Bass
En second lieu : Sing Sing Sing de G-Swing feat Ania Show (donc une remix de celle de Benny Goodman)

Voici les liens pour visionner l'inauguration de la Tour de la Terreur qui est tout simplement magnifique, je vous laisses en juger par vous même :
Partie 1
Partie 2

Sachez que plusieurs célébrités ont aussi testé pour vous la Tour de la Terreur peu de temps après son inauguration (Virginie Effira (normal ! C'est elle qui animait les spots de pub pour la Tour sur M6), Bruno Solo, José Garcia et pleins d'autres..). Effectivement, ils on eu la trouille :p !

Après cette digression, fermez les yeux (après avoir lu ceci, ce serait pas mal =) ), détendez-vous, ne pensez plus à rien, prenez place et laissez la haute gastronomie franç....oups désolée, des pulsion disneyiennes sans doute,merci Lumière ! Reprenons, imaginez vous à New York pendant notre ère où une belle femme blonde nommée Irissa Eclypse va vivre une des plus incroyables histoire qu'une femme puisse connaître. Chercheuse à l'Institut des phénomènes paranormaux, une affaire sur le Hollywood Tower Hôtel va lui être confiée ....Mais cette affaire dépassera tout ce qu'elle pouvait imaginé....

Imaginez vous en pleins coeur des années trente, où l'effervescence d'une soirée d'Halloween pénètrent au plus profond de vous et que chaque "trinquement" de verre vous offre une mélodie un
ique. Imaginez toutes les stars de l'époque réunies en un même lieu dans un hôtel chic et branché à l'apogée de son âge d'or. Laissez vous emporté par les bulles d'un cocktail et d'une danse jazzy où Benny Goodman mène la danse. Bref que de rêve et de magies à des décennies de notre époque.

Maintenant fusionnez le tout en rajoutant une rasade d'amour et de passion, d'histoires entremêlées, si vous avez bien cogité alors vous venez de pénétré dans la dimension :

The Hollywood Tower Hôtel : l'histoire d'Irissa Eclypse


Une dernière chose, oui je sais je suis chiante mais je tenais à m'excuser d'avance pour les éventuelles fautes d'orthographe qui pourrait se trouver dans ce texte. Ne soyez pas découragé(e)s par sa longueur, il fait 41 pages sur Word soit un petit livre de 116 pages. Voilà, sans plus attendre voici la fan fiction et j'espère avec amour qu'elle vous plaira.






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#Posté le vendredi 25 décembre 2009 14:59

Modifié le mercredi 17 mars 2010 15:05

You've just entered into the Twilight Zone !

The Hollywood Tower Hôtel : l'histoire d'Irissa Eclypse



Je m'appelle Irissa Eclypse (prononcez Eclaypse), membre de l'Institut de Recherche sur les Phénomènes Paranormaux spécialisée dans l'étude des maisons hantées. J'ai travaillé pendant plus de 20 sur de vielles bicoques où devaient habiter « des soi-disant fantômes ». Mon travail n'était pas de faire comme « Ghostbusters », mais d'étudier de près les phénomènes étranges tant redoutés par la population. J'aimais ce que je faisais car j'adorais la variété de mon travail mais je ne trouvais jamais rien ou presque. Oh non, je ne désespérais pas car les fantômes, à mon avis, existent mais ils se cachent.
J'ai de nombreuses maisons d'expérience derrière moi comme Phantom Manor, le château de Bellefille ou celui de Haptom Court en Angleterre où le fantôme du roi Henry VIII « réapparaîtrait ». J'ai même eu l'immense privilège de travailler sur la célèbre maison Amityville aux Etats-Unis et je dois dire que cette maison a été la pire de toute en matière d'angoisse et de sueurs froides.
Bref vous l'aurez compris je mène une vie tout à fait normale si ce n'est que celle-ci bascule lorsque l'on m'avait proposé d'être affectée à un hôtel. J'avais légèrement décliné l'invitation en disant que je n'étais pas spécialisée en ce genre de lieu mais on m'avait dit :
<< - Irissa, vous êtes une des meilleures chercheuses de l'Institut ! Je crois que vous êtes la mieux placée pour résoudre cette affaire>>
J'ai accepté un peu à contrec½ur, j'allais devoir laisser mes travaux sur la Dame Blanche pendant quelques temps.
Je rentrai chez moi, exténuée une fois de plus par une journée de travail bien chargée. Je refermai ma porte derrière moi en étouffant un bâillement. Je marchai dans le couloir tout en jetant mes clés et mon courrier sur la commode. Je commençai à aller dans mon salon quand j'entendis un petit miaulement. Avant même que j'ai pu réagir, mon chat me sauta dessus. Je le rattrapai avec amour :
- Pattenrond, On ne saute pas sur sa maîtresse comme ça , tu es très mal élevé dis donc !
J'émis un petit rire suite à ma remarque ironique. J'embrassai la fourrure rousse de Pattenrond que je rehaussai d'une petite caresse. Après avoir mangé et finis ma toilette je me mis au lit pour une nuit de repos bien mérité.


Cette nuit là, je fis un rêve très étrange, de mon entrée à l'Institut où plutôt non, de ma sortie. Etait-ce un rêve prémonitoire ? J'avais raté l'affaire de l'hôtel dont je ne savais pas encore pas le nom, je m'étais fait huer par tous mes collèges. J'avais le tournis, tout ce qui avait autour de moi était devenu flou. Toutes les maisons hantées dans lequel j'avais travaillé me sont reparues comme des flashes puis ensuite ......un fond noir. Plus rien, aucun son, et tout d'un coup, la Dame Blanche qui apparaissait avec tellement de rapidité que j'en avais sursauté. Elle m'avait poignardée et j'étais tombée dans les bras d'un inconnu aux gants blancs. Il m'avait embrassée d'un si beau et si tendre baiser que j'en avais frémit. Il m'avait enlacée puis il m'avait jetée dans un trou noir. J'avais hurlé puis je m'étais réveillée en sursaut. La seule chose qui m'avait intriguée c'était cet homme. Je n'avais pas eu le temps de voir son visage, l'unique chose que je savais c'est qu'il portait une veste rouge aux coutures dorées et était pourvu de magnifiques gants blancs qui prenaient bien la forme de ses doigts. Seul son visage m'était inconnu, j'avais fermé les yeux au moment où il m'avait embrassée. Je me mis la main sur le front, les cheveux en bataille.
Qui étais cet homme ? Je put reconnaître tout de même que c'était un groom vu son costume, mais sans conviction.
Je suis une femme qui n'a pas beaucoup de chance en amour. Les astres ne semblaient pas me prédire une idylle. Mais je ne connaissais aucun homme autours de moi, ni frères car je n'en avais pas, ni hommes dans mon entourage. Les seuls hommes que je pouvais connaître c'étaient ceux de l'Institut, mais ce n'était pas l'un d'entre eux. Celui de mon rêve avait des gestes raffinés .....Et puis zut ! Je n'avais cas oublier, ce n'était qu'un rêve. Prions seulement que ce ne soit pas un fantôme vengeur et territorial qui viennent me hanter le subconscient.
A cette idée, je frémis.


Ce matin en me levant, tout de même troublée, je m'affairai devant mes habitudes matinales prenant mon bol de café perdue dans mes pensées. Je m'étais accordée cinq minutes pour caresser tendrement mon chat les yeux au plafond. Je m'étais habillée à la hâte en regardant la pendule qui m'indiquait que j'étais en retard. Je couru à travers les rues bondées de New York. Je n'étais pas loin de mon travail, l'Institut se trouvait à quinze minutes de chez moi à pied. Malgré cela, je n'étais pas à l'heure. J'arrivai, toute essoufflée, devant les grandes marches de l'Institut. Je ne prêtais plus attention à l'immense plaque sur le fronton du bâtiment sur laquelle étais écrit : Institut et Université international de la Recherche sur les Phénomènes Paranormaux. Plus besoin de la regarder, je la connaissais par c½ur, de plus je n'étais pas à l'heure. J'empruntai le tourniquet en soupirant. J'époussetai ma jupe en tenant fermement mes dossiers dans la main. Je me relevai et commençai à faire résonner mes talons sur le sol marbré de l'Institut. La routine, toujours la routine. Je me mentais à moi-même, aujourd'hui n'était pas un jour comme les autres, je savais que je n'arriverai pas à m'enlever de la tête le mystérieux inconnu aux gants blancs qui a fait irruption dans mes rêves. J'empruntai les escaliers quand Suzan, mon amie collègue m'intercepta. Avant même que j'ai pu dire un mot, elle me dit paniquée :
-Irissa !! Bonjour, qu'elle joie de te voir ! Mon Dieu tu es en retard, le patron t'attend dans son bureau. Viens je t'accompagne.
Elle me pris le poignet et commença à courir. Je m'arrêtais subitement pour demander des explications. Suzan trépignait et me serra encore plus fort le poignet et m'obligea à avancer.
-Aïe ! Suzan !...Le patron ? Pourquoi ?
-Je ne sais pas, mais tout le monde te cherche et George n'aime pas qu'on le fasse attendre d'après ce qu'on m'a dit ! Dépêches toi !
Toutes deux courûmes dans le labyrinthe familier de l'Institut. Arrivées devant la porte, pourvue d'une plaque jaune gravée d'initiales noires menaçantes, Suzan me tapota l'épaule l'air compatissant. Elle me dit de son sourire en coin :
-Bonne chance ma chérie !
Je ne comprenais pas, je me raclai la gorge. J'hésitai puis toquai à la porte avant d'entrer doucement. Je refermai la porte puis me redressai et prononçai ces mots d'une voix diplomate.
-Bonjour Monsieur, Pardonnez mon retard. Vous m'avez demandée ?
George Madison, mon patron était assis sur son fauteuil noir tourné vers sa baie vitrée. Je ne distinguai, chez lui, que son reflet sur la vitre impeccable. Il se retourna vers moi, les doigts croisés.
George Madison, était un homme fin et élégant, belle carrure ce que mes amies appelleraient un « étalon ». Une chevelure brune oxygénée et très bien entretenue. Un sourire magnifique, des yeux bleu foncés. Des traits incroyablement bien dessinés, une peau parfaite dépourvue de toute impuretés. Une bouche sensuelle et à la fois menaçante. Son costume pourvu d'une cravate en satin épais munis de quelques formes abstraites, mettait en valeur son corps sculpté à merveille. George Madison était un homme assez grand d'une trentaine d'années.
Sa beauté m'éblouissait, mon c½ur battait à la chamade, je ne l'avais jamais vu à l'Institut même en vingt ans de métier. Je n'ai seulement entendu que son nom partout autours de moi mais je n'avais jamais entendu le son de sa voix. Il fit un sourire en coin qui manqua de m'évanouir. Il se leva s'approchant de moi me tendant la main. Je la lui pris un peu tremblante et la serra. Il me parla avec une voix imposante mais à la fois sucrée. Je lui adressais un sourire timide qu'il me renvoya avec gentillesse.
Bonjour, je suis George Madison, Enchanté Mademoiselle ........J'ai oublié votre nom.
-Ir....Irissa Eclypse, Enchantée Monsieur.
-Ah oui en effet, je n'ai pas arrêter de feuilleter votre dossier et j'arrive tout de même à oublier votre nom si charmant.
Je rougis.
-Merci Monsieur.
-Inutile d'avoir peur Mademoiselle, je ne vais pas vous mangée.
Il me sourit comme pour me rassurer puis il mit son bras sur mes épaules et m'accompagna à son bureau tout en indiquant un fauteuil de sa main.
Il me lâcha et m'invita à m'asseoir. Je m'assis en croisant les jambes, les mains sur mes genoux. Je contemplai le bureau de George Madison. Un immense bureau clair et spacieux dont les murs était orné de tableaux magnifiques. Un représentait un cheval noir au galop dans un champ de tournesol, un autre, une belle femme couchée sur un divan rouge, encore un avec un éléphant dans une plaine africaine. Dans chaque coin du bureau était disposés des grosses jarres qui contenait des yuccas dont les feuilles luisaient au contact de la lumière. Derrière-moi un petit salon avec un canapé en cuir noir et trois fauteuils blancs crème toujours en cuir sous lesquels il y avait un tapis persan. Dessus était posée une petite table basse en verre avec un plateau d'apéritif muni de quelques flûtes de champagne et une carafe en cristal. Devant moi, un bureau large et imposant mais cependant normal, un bureau de patron rien de plus.
George Madison contourna son bureau et s'assit dans son énorme fauteuil. Il enchaîna :
-Irissa Eclypse, vous êtes certainement au courant de l'affaire qui vient de vous être confiée ?
-Oui en effet.
-Vous êtes une femme très compétente .....Vingt ans d'expérience ! Un travail plus que remarquable !
-J'en suis très flattée, merci.
-Ne me remerciez pas, c'est vous qu'il faut congratuler Mademoiselle. En tout état de cause, cette affaire mérite quelques explications.
-Elle à l'air importante.
-En effet, nous pensons que nous pourrions gagner beaucoup en matière d'argent et de recherches. Nous préférons léguer cette affaire à une personne expérimentée et qualifiée, en l'occurrence vous.
Il eu un petit silence. Je souris en guise de remerciement. Il poursuivit :
-Vous allez être affectée à un hôtel, nouveauté pour vous je suppose. Enfin bref, vous partez à Hollywood pendant trois semaines.
J'écarquillai les yeux.
-A Hollywood ? Trois semaines ? Et ma maison ? Mon chat ?
Je me sentis un peu honteuse d'avoir réagit de la sorte. Cependant, George Madison eu un petit rire.
-N'ayez crainte, votre maison sera gardée et entretenue pendant votre absence. Quant à votre chat ....
La porte s'entrouvrit puis se referma aussitôt. Je vis Pattenrond courir comme un fou et sauter sur mes genoux en ronronnant. Comment avait-il peu atterrir ici ? On est entré chez moi ? Je mis Pattenrond par terre qui alla sur les genoux de George Madison et me leva de ma chaise avec stupeur et colère.
-Comment avez-vous osé ? Comment avez-vous pu ?
George Madison sourit et poursuivit en caressant mon chat avec délicatesse.
-N'ayez crainte ! Vous pouvez avoir confiance Irissa .Je garderais votre chat.
Je me rassis furibonde tout en reprenant MON Pattenrond. Il se roula en boule sur mes genoux et s'endormit.
-Comment puis-je avoir confiance en vous, si vous allez chez moi sans que je le sache ?
-Irissa, ma chère Irissa, il n'y pas de danger. Trois semaines c'est long, vous ne voulez quand même pas que votre maison croule sous la poussière, et puis je crains fort que votre chat ne tienne pas sans qu'on s'occupe de lui.
Je ravalais ma salive en serrant fort la fourrure de Pattenrond qui continuait à ronronner. Je soupirai :
-Je vois que vous avez tout prévus, très bien. Je fermerais les yeux là-dessus. Pouvez-vous m'en dire plus sur cette affaire ?
-Il s'agit du Hollywood Tower Hôtel.
Il fit glisser un document sur lequel il figurait une photo d'une tour assez large dont la façade était noircie. J'examinais la photo pendant qu'il me parlait.
-C'est un vieil hôtel abandonné situé prés des collines hollywoodiennes. Comme vous le voyez il est assez abîmé. Il date des années trente et ...
- Excusez-moi, vous avez dit « dans les années trente » ? Il n'a pas été rasé depuis ?
-Non, les habitants disent que c'est un patrimoine. Bien qu'hanté, cet hôtel doit faire partit du paysage hollywoodien .A l'époque, c'était un hôtel luxueux. Une star à part entière, l'endroit des milliardaires et des stars internationales. Vous connaissez le business du cinéma ? C'était un lieu à la fois moderne, chic et branché. L'histoire raconte que la foudre s'est abattue en 1939 sur l'hôtel alors que cinq clients étaient dans un ascenseur. Ceux-ci disparurent sans laisser de trace. L'hôtel dut fermer ses portes définitivement. Certains de nos scientifiques ont découvert que ces cinq clients on pu passer dans un autre monde qu'ils qualifieraient de « quatrième dimension ». Aujourd'hui les recherches sont abandonnées car trop irrationnelles. Nous sommes le seul Institut des Etats-Unis, comme vous le savez, à traiter des faits irrationnels et paranormaux. Selon les dossiers, vous êtes la meilleure pour répondre à certaines questions concernant cet endroit.
Il me sourit et se leva. Je rougis car son sourire me faisait toujours fondre malgré la colère qui me rongeait. Mais cet homme, au charme inouï ....On ne pouvait pas y résister. Etais-ce une arme pour lui ? En tout cas, si s'en était une, j'aurais été morte depuis longtemps.
Il se me sourit mystérieusement avec des yeux luisant de convoitise. J'en étais surprise, je ne compris pas la connotation de son regard. Il se plaça derrière moi, mis ses mains sur mes épaules et me les massa. Je tremblai, ce premier contact physique me fit un peu peur. Je le sentais se baisser et je pouvais sentir son souffle derrières mes cheveux. Il me chuchota d'une voix ensorcelante :
-Ne tremblez pas comme ça, Irissa ...Je vous fais confiance.
Il déposa un baiser sur mon cou. J'étais amoureuse, d'accord mais je ne suis pas une poupée docile. Même si ce baiser sucré était agréable, je n'étais pas une femme facile. Lui et moi ne nous connaissions pas ! Cela ne se faisait pas ! Je le repoussais doucement pour ne pas le froisser.
-Monsieur Madison, que faites-vous ? Je ne crois pas que ce soit....
Avant même que j'ai pu finir ma phrase, il me tourna la tête assez violement et m'embrassa fougueusement. Pattenrond, surpris par cet agitation soudaine, quitta mes genoux pour aller je ne sais où. La peur m'envahit mais son baiser avait calmé tous mes muscles tendus. Je me laissai faire sans pour autant lui rendre son baiser. Nous nous embrassâmes longuement. Il me lâcha puis me dit :
-Sachez Irissa que vous ne pouvez pas me résister. Je suis un homme ambitieux et puissant !
Je le repoussai, révoltée par tant d'arrogance et de prétention. Je lui collai une gifle monumentale avant de m'en aller avec mon chat sous le bras et mes dossiers en main. Je claquai la porte derrière moi.
Totalement essoufflée, je mis bien Pattenrond dans mes bras. Je lui caressais sa tête pendant que je marchais vers un endroit qui me calmerait. J'arrivai dans mon bureau, installant une petite couverture et mis mon chat dessus. Je craignais qu'il ne s'enfuie dans l'Institut mais il se coucha et commença à dormir. J'en fus rassurée et me remis au travail. Avant que j'ai pu commencé à allumer mon ordinateur, quelqu'un toqua à la porte :
-Entrez !
C'était Suzan. Elle entra avec un grand sourire. Suzan était une femme assez grande mais tout de même svelte, les cheveux noirs comme l'ébène. Elle avait des yeux bleus magnifiques et profonds. Une bouche fine et très joliment dessinée. Elle avait une vingtaine d'année. C'était une stagiaire devenue chercheuse grâce à ses résultats hors normes. C'était une fille douée mais aussi très gentille. Quand elle était arrivée à l'Institut, je l'avais tout de suite accueillis. Nous nous sommes liées d'amitié très vite malgré nos caractères différents.
Elle vit mon chat sur le fauteuil, et se jeta sur le fauteuil d'a côté et commença à « papouiller » Pattenrond avec amour. Elle enchaîna :
-Tu as ton chat ici ? Qu'est-ce qu'il fout là ? Comment ça c'est passé avec le patron ?
- C'est une longue histoire Suzan......
-Ben va-y ! Racontes j'ai tous mon temps.
Avant même que j'ai pu commencé à conter ce qui venait de se passer, je fondis en larme. Je me sentais souillée et je craignais être tombée dans un piège monté de toute pièce par un patron abusant de ses pouvoirs et qui, d'un simple baiser, pouvait me faire contrôler tel une vulgaire poupée.
Je sentis Suzan accourir à mon bureau et je la sentit me prendre dans ses bras. Je me calmais peu à peu sous les câlins de mon amie. Je sentis Pattenrond bondir sur le bureau et me toucher le front de sa truffe froide et humide. Je lui donnai une caresse affectueuse et je pris la main de Suzan. Je suis une femme fragile que l'on peut facilement briser surtout lorsque mon c½ur est occupé à battre pour son bourreau. Je venais de me faire piéger, c'était une affaire qu'on ne devait pas me confier. George Madison le savait bien mais voulait une femme <<compétente>> comme il disait pour lui rapporter le maximum d'argent.

A l'Institut, chaque information qui s'avérait vraie, même la plus petite, sur les phénomènes étranges pouvait rapporter des millions. L'Institut était une usine comme toutes les autres avec ses contrats frauduleux et son argent dont les origines pouvaient être douteuse. Cependant, nous avons découvert certaines preuves sur l'existence des fantômes et autres apparitions. Des informations tenues encore secrètes et sérieusement protégées. L'Institut travaillait en étroite collaboration avec la C.I.A. et le F.B.I. qui gardent le secret avec lui. Ces deux organismes on créer également une unité spéciale secrète dont l'utilité est de protéger au maximum l'Institut de tout espions et tout agents doubles. Nous autres chercheurs, diplômés et qualifiés avions signé une chartre le jour de notre embauche comme quoi on garderait le secret jusqu'à la fin de notre vie. Vous pensez que c'est facile de tout dévoiler à quelqu'un ? Et bien non, la vie d'un chercheur à l'Institut est dépourvue d'intimité et de liberté. En effet, nous sommes surveillés de partout. Une vie longue, dure mais enrichissante. Voilà, j'avais la réponse à ma question concernant l'effraction de mon appartement. Et tout devenait clair à présent, Georges Madison se servait de moi pour rechercher le moindre petit indice sur le Hollywood Tower Hôtel.

Je me calmais peu à peu tentant de me remettre les idées au clair avant de sécher les larmes.
Je respirais profondément et répondis enfin à mon amie :
-Suzan, George Madison a pu entrer chez moi.
-Et c'est pour ça que tu pleures Irissa ? Tu sais très bien que l'Institut peut le faire pourtant.
-Si ce n'était que ça ! Il s'est permis de se servir de moi pour m'affecter à une affaire qui ne me concerne pas et en plus .....Il m'a embrassée !
-Et c'est cela qui te met dans tous tes états ? Waouh ! J'ai eu l'occasion de le voir une fois et c'est un magnifique spécimen masculin si je peux me permettre. Tu en as de la chance !
Je lui adressai un regard agacé :
-Suzan ...sans mon consentement ! Je dois l'avouer ...c'étais agréable mais tout de même je ne suis pas une poupée !
-Bon Dieu ! Irissa, cesses une seconde d'être coincée ! Tu es amoureuse, ça se voit à la façon dont tu en parles ! D'ailleurs tu rougis ! Je te connais Irissa cela fait quinze ans qu'on s'est...
-Rencontrées, oui je sais ...Je suis à bout.
Je fis un soupir. Suzan repris sa phrase que j'avais honteusement coupée.
-Irissa, chérie, tu es simplement en colère contre lui parce que ses avances ont été un peu trop...... rapides, tu n'y étais pas préparée. C'est sur, ça surprend. Qui sait ? Il est peut-être amoureux lui aussi ?!
-Désolée Suzan, je ne crois pas au coup de foudre.
Elle me pinça les joues doucement et continua :
-Je crois que tu as changée d'avis au plus profond de toi-même et tu ne veux pas l'admettre
-Tu as peut-être raison.
-Cèdes à la tentation ! Alea jacta est ! Vous êtes amoureux l'un de l'autre c'est sur ! Allez ma chérie, je dois y aller, j'ai du boulot.
Elle me fit un bisou agréable sur le front.
-Au revoir Pattenrond !
Petit miaulement de la part de mon chat suite à la caresse tendre que lui avait faite mon amie. Suzan partit, me laissant seule face à mes réflexions.
Des réflexions qui ne tardèrent pas à s'arrêter puisque le travail m'attendait. Je me relevai, me mettant face à l'ordinateur pour effectuer mes recherches sur le Hollywood Tower Hôtel.
Tout d'abord :
Le Hollywood Tower Hôtel, véritable phénomène des années 30, était une star à part entière. Une architecture unique, moderne en tous sens, vue imprenable sur le fameux « HOLLYWOOD » écrit sur une des collines hollywoodiennes. Seules quelques riches familles pouvaient se payer une nuit dans ce palace. Des chambres et des suites exceptionnelles, un restaurant de luxe, tous ce qu'un hôtel pouvait offrir de luxueux et de confortable à ses clients.
Ensuite :
Le Hollywood Tower Hôtel, aujourd'hui désaffecté, est un emblème pour Hollywood. Véritable symbole de la richesse et du luxe, le Hollywood Tower Hôtel n'avait pas fait son temps quand il fut frappé par la foudre en 1939. L'hôtel a dû fermer ses portes définitivement quand 5 clients eut disparut sans laisser de traces dans l'ascenseur du bâtiment.
Après :
1939, 5 clients d'un luxueux hôtel disparaissent dans d'étranges conditions. Tous les moyens ont été mis en place pour les retrouver. L'hôtel a été considéré comme dangereux et a dû fermer ses portes. Tous les soupçons sont tournés vers l'ascenseur de service. Les scientifiques pensent que l'ascenseur, après une chute de treize étages, pouvait envoyer les usagers dans une sorte de « quatrième dimension » idée rapidement abandonnée car considérée comme fantaisiste et s'inspirant trop de la série télévisée américaine « The Twilight Zone » diffusée pour la première fois en 1959. Idées invraisemblables ? Mais quand auront-nous la vérité sur le Hollywood Tower Hôtel ?
Ou encore :
L'hôtel aurait ouvert ses portes en 1929. D'après la légende entourant le bâtiment, le 31 octobre 1939, la nuit d'Halloween, l'hôtel accueillait une réception dans la salle de bal du dernier étage (le treizième). Mais le bâtiment fut frappé par la foudre et un ascenseur rempli de cinq passagers fut transporté dans la Quatrième Dimension en même temps que la partie du bâtiment où avait lieu la réception qui fut détruite. L'extérieur du bâtiment ressemble à un hôtel d'architecture hispano californienne avec une entaille provoquée par la foudre.

Je n'étais pas plus avancée. Je poursuivais mes recherches.
Après quelques heures de fouilles intensives sur Internet, je regardais la pendule qui m'indiquait que c'était l'heure de partir. Pour moi, il était temps car j'étais réellement fatiguée. Mon prochain périple était d'atteindre mon appartement dans les rues bondées de New York. Je pris Pattenrond délicatement et le mis fermement sous mon bras. Je laissais mes dossiers sur mon bureau pour être tranquille le lendemain. Je fermais la porte à clé quand je découvris un petit post-it sur la plaque :
« J'ai du partir plus tôt, je ne voulais pas te déranger en plein travail.
Je te dis à demains et je te fais de gros bisous ma chérie.
Suzan »

Je souris gardant ce petit mot dans mon sac. Pattenrond commença à grogner, je me dépêchais le plus vite possible devant la sortie ou je courus. Je serrais fermement mon chat pour ne pas qu'il s'enfuit. Je traversais les rues de New York avec peine, comme d'habitude mais je parvins à me trouver un chemin entre les millions de têtes tout autours de moi. J'arrivai enfin chez moi, répétant les mêmes gestes habituels : jeter ses clefs sur la commode etc....Je lâchai Pattenrond dans l'appartement. Je m'assis sur mon canapé, totalement épuisée. Je fermais les yeux quelques secondes quand mes yeux se posèrent sur un étrange papier. Je fronçai les sourcils et pris le papier en le dépliant. Je pus lire ainsi :
Irissa Eclypse, je suis sincèrement désolé de mes avances déplorables envers vous aujourd'hui .Mais sachez Mademoiselle que votre intelligence et surtout votre fascinante beauté m'ont totalement aveuglés. Vous m'avez séduit, vous êtes tous ce qu'un homme peut rêver. Cette maigre lettre ne peut expliquer clairement mon amour et ce coup de foudre pour vous. Je suis un homme qui ne laisse pas passer ses chances. Si vous pensez que j'en ai une avec vous laissez-moi faire, laissez-moi vous rendre heureuse. Nous ne nous connaissons pas encore alors je vous propose de faire un peu plus connaissance lors d'un dînée au cours duquel nous pourrions partagés un bon moment ensemble. Je vous donne rendez-vous, si vous acceptez, au « Cafe Frida » prés de Central Park. J'espère vous voir à mes côtés.
Au revoir
George Madison

Je retombai encore plus profondément dans mon canapé. J'en étais restée bouche bée. Ainsi donc Suzan avait raison. George Madison était tombé amoureux de moi. Je frémis de bonheur. Une petite voix me disait :
« Irissa, il t'a embrassé avec prétention et arrogance. De plus il l'a fait sans ton consentement ! ».
Je repoussais cette horrible voix. Je me levais toute souriante. Ce qui était sûr, c'est que j'irais à ce rendez-vous. Les astres avait finit par me prédire une idylle, je n'en demandais pas tant, je ne demandais pas George Madison. J'en avais pincée pour lui dés la première fois que je l'avais vu, provoquant l'orage, provoquant le coup de foudre. Celui dont j'avais nier l'existence pendant des années. L'amour est pour moi chose complexe mais aujourd'hui je venais d'avoir une chance inouïe que, pour rien au monde, je ne laisserais filée. Je serrais le petit bout de papier sur mon c½ur avant de le poser sur ma table. Je pris ma douche ensuite je me fis à manger l'esprit complètement ailleurs.
Désormais j'avais pardonné George Madison. Le coup de foudre est rare et ceux qui le vivent sont une espèce en voie d'extinction et j'avais la chance d'être un des derniers spécimens, George Madison y compris. Je me mis au lit avec mon chat à mes côtés. Je m'endormais, sourire aux lèvres, paisible.
Cependant, la nuit fut mouvementée.
Mon sourire n'allait pas tarder à s'effacer quand je fis un cauchemar. Un horrible cauchemar qui commença pourtant bien. J'étais chez moi en compagnie de George Madison. Nous étions assis tous les deux sur le canapé en sirotant un verre. L'image étais flou mais devenait nette peu à peu. Nous rigolions comme des fous. Nos verres menaçaient de tomber au sol. Puis nous nous arrêtâmes et nous nous fixâmes. Nos yeux se croisèrent et s'entremêlèrent. Il se rapprocha de moi très gracieusement et, dans la foulée, il m'embrassa comme il l'avait fait en réalité. Il pris mes cheveux d'une main et mes hanches d'une autre me collant à lui. Et moi, au bord de l'évanouissement, je succombai au charme et à la délicatesse de son baiser que je rendais avec passion. Il m'allongea doucement sur le canapé étalant ma chevelure blonde sur l'accoudoir. Il commença à défaire mon chemisier quand un bruit de tonnerre d'une demi seconde retentit. Je sursautai. George, lui, ne bougea pas restant figé dans ses mouvements. Je l'interpellai, il ne répondit pas. Il faisait un visage horrifié. Ce n'est qu'une fois que je vis du sang dégouliner de sa bouche que je hurlai essayant en vain de m'échapper du corps mort de George. Je vis derrière ce corps inanimé, le groom de la nuit dernière. Il riait, un pistolet à la main encore fumant. Il était toujours habillé de son costume rouge aux coutures dorées et aux gants blancs comme la neige. Je ne vis toujours pas son visage. J'étais seulement paniqué, terrifiée, horrifiée. Je voulais me dégager du corps de George pour me venger du crime qu'avait commis le mystérieux inconnu. Il s'approcha de moi en jetant son arme à terre et enleva violement le corps de ce qui aurait pu être mon homme. Il y avait toujours cette brume épaisse qui m'empêchait de voir le visage de ce groom. Il me prit dans ses bras. Je me débattais, en hurlant de peur. Je criais à l'aide. Mais il me serra encore plus fort comme pour me rassurer, pour me calmer. Je m'arrêtais de crier et resta figée, les yeux exorbités. Je tremblais. Qu'allait-il me faire ? Il m'embrassa le cou avec tellement de délicatesse qu'il me fit fermer les yeux. Il remonta jusqu'à ma bouche et déposa un baiser qui me fît tressaillir. Puis il remonta jusqu'à mon oreille et me chuchota, d'une voix qui m'était inconnue :
« Irissa, tout se passera bien. »
Puis avant même que j'ai pu répondre il baisa mes lèvres avant de me reposer sur le canapé et disparaître dans sa brume noire.
Je me réveillai en sursaut. Encore ce groom que je ne connaissais absolument pas. Je n'ai pas eu l'occasion de séjourner dans beaucoup d'hôtels. Et puis même si j'avais rencontrés quelques grooms, je ne les aurais pas enregistrés dans ma mémoire pour les ressortir dans deux rêves en ce moment. Ma tête me faisait peur, où pouvais-je penser ou rêver à des choses pareilles ? Nul ne le sait, même pas moi. Je décidais, comme l'autre nuit, de tout oublier.
Nous sommes le Mercredi 21 octobre 2009, c'est ce que m'indiquais mon téléphone portable. Dans deux jours, j'allais revoir George. J'avais de la chance car aujourd'hui était un jour de congé. J'allais pouvoir en profiter pour faire un peu de shopping. New York regorgeait de boutiques, c'est un cliché et ça n'a pas changé. Mais je dois avouer que c'est un avantage, New York est une ville experte pour ce qui est de la mode, surtout pour un rendez-vous amoureux.
Je me préparai à sortir après avoir mangé et nourrit Pattenrond. Je m'habillai avec soin et je me mis un peu de maquillage en plus. Je pris mon sac à main en veillant à ne pas avoir oublié ma carte bleue et je filai prendre ma voiture. Je roulais longtemps quand je trouvai un magasin splendide avec des vêtements magnifiques. Je m'arrêtai mais je n'avais pas de place pour me garer. Je rangeai ma voiture dans la ruelle et entrai dans le magasin.
Là, je ne trouvai que merveilles et joyaux de la haute couture. Des robes ravissantes, des ensembles merveilleux et des tee-shirts aux couleurs chatoyantes. Bref, c'était magnifique. Je fis tout de même les yeux ronds car je ne savais qu'elle tenue choisir. Après deux longues heures de recherches et d'essayage, j'optai pour une robe dos nu en satin noir. Le col du décolleté était orné une large bande blanche couvrant les épaules. Le reste de la robe était simple mais possédait une légère ouverture au niveau de la jambe droite. Je finissais mes achats par des jolis escarpins blancs, du maquillage haut de gamme et un parfum. Je rentrai chez moi, fatiguée. J'avais cavalée toute l'après-midi dans les magasins et j'avais très mal aux pieds. Je m'endormis rapidement sur le canapé.

A mon réveil, il était 21heures. Je n'avais pas faim et je pris ma douche comme un zombie. Malgré ma sieste je n'avais pas récupérée c'est pourquoi je m'endormis rapidement.
Cette nuit fut une nuit sans rêve. Je me réveillai en forme et très reposée. Les gestes habituels du matin reprenaient normalement puisque, aujourd'hui, je travaillais.
Inutile de raconter comment s'est déroulée cette journée du jeudi. La seule chose que je pouvais dire c'était que ce jour était un jour banal, simple. Cependant il avait quelque chose d'étrange, une sensation agréable. Aujourd'hui j'étais sous l'emprise de l'excitation et de l'impatience. Pendant que je faisais mon travail tout à fait normalement, mon esprit se tournait vers demain. C'était doux mais à la fois désagréable. J'avais reçu aussi un appel de Suzan me disant que l'affaire du Hollywood Tower Hôtel m'a bien été confiée que je partirais le mardi 27 octobre. J'ai pu étudier d'un peu plus prés le mystérieux hôtel, une étude qui, aussi étonnant que cela puisse paraître, me rappela bizarrement mes récents cauchemars. J'en étais légèrement troublée mais l'excitation du rendez-vous repris vite le pas sur l'angoisse.
Ah oui ! J'oubliais, j'avais obtenue une promotion. George Madison en était bien sur pour quelque chose. J'ai reçu un petit mot de sa part. J'en fus toute heureuse. Cette journée m'a comblée d'émotions. J'étais Chercheuse maintenant je suis Chercheuse supérieur, un statut mieux rémunéré et où toutes les affaires pourront m'être confiées. Cela me faisait un peu peur, je n'étais pas spécialisée en tout points de vue. J'improviserais et je donnerais les affaires que je ne pourrais pas traiter à Suzan car elle est justement spécialisée en affaires dont je ne suis pas spécialiste. Enfin bref, toutes ces réflexions faisait que j'avais l'air d'un robot dans la rue. Mon sourire était permanent et ma marche mécanique puisque mon esprit était ailleurs. Les gens autours de moi ne semblaient plus exister. Aujourd'hui était un jour banal mais rehaussé d'une pointe de fantaisie. Les contes de fées n'existaient pas mais j'étais prête à faire une exception, j'allais en vivre un. La seule chose qui me triturait c'est la manière dont j'allais m'y prendre. Vais-je souffrir ? Allons-nous vivre heureux George et moi ? Est-ce que notre amour s'éteindra ? Reprendrais-je une vie normale si nous nous séparons ? Mais je me posais trop de questions car nous n'avions même pas entamés notre relation. Nous étions amoureux c'est certain, mais notre amour était-t-il fait pour durer ? La nuit portait conseil, tant de bonheur aujourd'hui m'avait vraiment épuisée. Je répétai les gestes du soir avant de sombrer dans les bras de Morphée. La nuit fut longue mais agréable, une nuit sans rêves, sans chimères.
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#Posté le vendredi 25 décembre 2009 15:13

Modifié le vendredi 25 décembre 2009 15:29

And don't forget ! The célebration continue....

The Hollywood Tower Hôtel : l'histoire d'Irissa Eclypse
la suite :

Vendredi, enfin ! Le compte à rebours était terminé. Je voulais faire couler les heures à la vitesse d'un sablier. J'étais tel un cheval qui piaffait d'impatience. Le travail, le travail ! Oh je l'aime ce travail c'est incontestable mais aujourd'hui il fut détestable.
Quand vint la dernière heure, je vis un petit post-it sur ma porte :
Je passerais vous prendre à 20 devant chez vous
J'étoffai un sourire et j'arrachai le papier avec fierté. Je pris mes dossiers et descendis le grand escalier de l'Institut. Suzan m'intercepta, j'avais eu l'occasion de la voir aujourd'hui. Elle me pris le bras et me ramena contre-elle en disant :
-Ma chérie ! Tu vois ? Fais-moi confiance de temps en temps ! Allez amuses-toi ma chérie ! Bonne chance
-Merci Suzan, On se voit lundi ?
-Pas de problème Irissa ! Passe un bon week-end.
Je lui souris en guise de remerciement et elle me répondit d'un clin d'½il assez louche. Je fronçais les sourcils pour avoir des explications.
-Tu verras ce soir !
Sur ce elle rit et s'en alla comme un fantôme farceur heureux d'avoir emporter un secret dans sa tombe.
17h45, je suis en retard et je courus. J'arrivais chez moi un peu essoufflée. J'avais chaud et en plus je sentis une odeur bizarre. Je humais l'air pour savoir d'où provenait cette odeur. Je me sentis les vêtements et je m'aperçus que c'est moi qui polluais l'air avec ma transpiration. Je fis une grimace de dégoût et je me déshabillais dans la salle de bain et jetais avec répulsion mes vêtements. Je pris une douche, certes longue mais qui me garantissait une bonne odeur et de la fraîcheur. Je pris également le soin de me laver les dents.
18h20, Où est mon soutien-gorge ? Je le cherchait depuis je ne sais pas combien de temps. Je le trouvai finalement. Je m'habillai lentement comme pour profiter de la somptuosité de ma robe noire. Et je voulais que chaque détail soit parfait. Je me mis une petite étole sur les épaules. Puis je passai un bon moment à me maquiller. Je ne mettais pas trop de maquillage, un peu de crayon sous les yeux rehaussé d'un petit peu de mascara et pour finir la touche de rouge à lèvre rouge. C'était parfait, ni trop léger ni trop lourd. J'avais trouvé l'équilibre idéal assez rapidement. Après de longues et d'interminables minutes devant le miroir pour peaufiner mon chignon jusque dans les moindres mèches, je fus enfin prête. Je rajoutais quelques bijoux et une note de parfum.
Je m'admirai, il était difficile de ne pas succomber au charme de Narcisse. Je me retournai à présent pour faire face à mon gigantesque miroir qui me renvoyait le reflet de tout mon corps. J'avais une taille fine, c'était la première fois que je me rendais vraiment compte que j'avais maigris. Je souriais face à cette découverte. Ma robe noire sculptait mes courbes bien dessinées. Je remontais plus haut, ma poitrine était parfaite. Puis mon visage, étincelant, rayonnant, mes yeux bleus profonds et ma chevelure blonde réunis dans un chignon impeccable. Non, j'étais vraiment belle, mais je gardais cette fierté en moi car je ne suis en aucun cas prétentieuse ni vaniteuse. Mon entourage n'aurait pas apprécier et moi non plus. Je mis mes nouvelles chaussures et attendit que mon prince charmant arrive.
20 heures, le klaxon du carrosse retentit.
Je pris mon sac à main à toute vitesse puis sortit en ayant pris soin de fermer la porte derrière moi. Puis je descendis les escaliers en me raclant la gorge. J'ouvris la porte de l'immeuble et je vis George Madison habillé en magnifique costume. Il était bouche bé. Je descendis telle une diva les dernières marches tout en faisant un sourire. Il portait un magnifique bouquet de fleurs. Derrière-lui, une magnifique limousine blanche. J'écarquillai les yeux mais j'étais en admiration. Il se rapprocha de moi et ramena une mèche fugueuse derrière mon oreille et fit le contour de ma joue du bout de son doigt. Je lui souris et me chuchota à l'oreille :
-Bonsoir, belle demoiselle.
-Bonsoir Monsieur
-Irissa, je vous en prie ! Je pense que vous êtes venue parce que vous ressentez la même chose que moi. Maintenant je ne suis plus votre patron, je suis votre homme.
Je frémis et lui fit un sourire. Il me tendit tendrement le bouquet de fleur. Je fis une mine surprise même si je savais pertinemment que ce bouquet m'était destinée. Je le remerciais avec des paroles douces et diplomates. Il m'ouvrit la portière de la limousine et m'invita à entrer. Il me précéda en prenant mes hanches. Ce contact physique si agréable créait l'alchimie parfaite dans un décor somptueux qu'offrait la limousine. Les sièges en cuir blanc crème étaient confortables et le bois des portières était magnifique. Il y avait des petites lumières comme des étoiles sur le plafond de la limousine. J'étais une princesse dans son carrosse. Je tournais ma tête partout autours de moi. Je vis George Madison faire un léger sourire en coin comme si il se vantait du luxe qu'il m'offrait ce soir.
On s'était trouvé. Nous ne nous connaissions pas mais nous savions que nous étions fais l'un pour l'autre. Il me pris la main et jouai avec mes doigts. Nous tournâmes notre tête en même temps et échangeâmes un sourire plein de joie et d'excitation. Puis nous arrivâmes devant le « Cafe Frida » somptueux restaurant de New York.
Il sortit le premier et me tendis sa main pour m'aider à descendre. Je fis un dernier regard à la belle limousine et me résigna à prendre la main. Je descendis en époussetant ma robe. Il me prit le bras. Les nôtres paraissaient, à présent, être deux anneaux inséparables. Nous gravîmes les marches du restaurant puis nous y entrâmes. Une serveuse nous réceptionna avec chaleur :
-Bonsoir Madame, Bonsoir Monsieur ! Vous avez réservé ?
Elle nous fit un sourire professionnel mais aimable. George lui répondit avec la même courtoisie :
-Oui en effet, au nom de M. Madison.
-Et de Mme Eclypse, c'est bien cela. Nous vous avons réservé la table n°7 juste à côté de la terrasse. Lucy ! Viens ici s'il te plait, tu t'occuperas de M. Madison et Mme Eclypse, répondit la serveuse.
La présumée Lucy apparut très bien habillée. Elle fit un sourire à ce qui devait être sa chef et accepta sa tâche avec excitation. Je souris en voyant cette jeunette heureuse de pouvoir nous servir. La serveuse nous accompagna à notre table qui était tout simplement magnifique. Deux longues chandelles blanches se tenaient droites comme des « i » sur la belle nappe rouge. Les flammes qui les illuminaient bougeait avec sensualité. Des pétales dorés gisaient sur cette dernière donnant un petit côté romantique à la table. Deux couverts y étaient posés avec perfection. Les fourchettes et les couteaux étaient étincelants. Les deux verres en cristal ressemblaient aux belles coupes à vin du Moyen-âge. Bref, cette table était tout ce qu'il y avait de plus joli et de romantique. George me pris par la taille et m'installa sur l'une des chaises. Puis il ôta avec soin mon étole et la posa sur le dossier. Il s'assit enfin. Je voyais enfin ses magnifiques yeux à la lueur des bougies. Il me fit son petit sourire en coin et commença à rire. Il me pinça la joue et me dit :
-Arrêtez d'être bouche bée comme ça Irissa, c'est moi que vous regardez avec tant d'admiration ?
Je n'avais même pas remarqué que je fusse perdue dans mes pensées suite à son regard. Je secouais furtivement la tête et lui répondit :
-Je crois oui. George pouvons-nous nous tutoyer ? Après tous, on sait pourquoi on est là.
-Mais bien sûr Irissa, j'attendais que tu le demandes.
Nous rigolâmes un petit instant. Nous nous calmâmes ensuite laissant le bruit de fond que faisait les dizaines de têtes assises au restaurant. Lucy arriva avec un très grand sourire et nous tendit une carte chacun. Nous choisîmes rapidement nos entrés et nous commandâmes un pichet de vin. J'étais tout de même gênée car le « Cafe Frida » était un restaurant cher. Je ne voulais pas ruiner George. Mais il m'avait dit que cela ne lui posait aucun problème, j'avais tout de même choisis mais raisonnablement. George n'hésita pas à engager la conversation :
-Irissa, je t'ai invité ici pour me faire pardonner de mon attitude de l'autre jour...
-Oh non, ne t'inquie...
-Tut ! Laisses-moi finir.
Il me prit la main.
-Ma chère Irissa, dés que je vous ai vus j'ai été pris d'un grand coup de foudre, votre charme et votre beauté.... Mais, après tout, je ne suis qu'un homme, j'ai eu grand mal à résister et j'avoue que j'ai perdu cette bataille. Les autres diront que notre relation brûle les étapes mais qu'importe, nous apprendrons peu à peu à faire connaissance. Et je le sens ça marchera entre-nous. Avant de faire quoique ce soit, puis-je être sûr que tu m'aimes ? Mes sentiments sont-ils réciproques ?
J'écarquillai les yeux. Comment pouvait-il me poser cette question ? Bien sûr que je l'aimais. Je le regardais avec tendresse, je resserra ma poigne sur sa main et lui adressa un sourire en coin.
-Je ne te connais pas encore mais j'ai tendance à dire que tu dois être bête de temps en temps.....Bien sûr que je t'aime.
Il rigola un instant et poussa un petit soupir de soulagement. Il caressa le contour de mes doigts tout en me parlant :
-Me voilà rassuré. Allons bon, pouvons nous entamer la connaissance de nos deux êtres ?
-C'est que Monsieur est poète, voilà une qualité que je viens de découvrir. Plus que mille neuf cent quatre vingt dix-neuf autres à trouver.
-C'est que Madame a de l'humour ! Chose que j'ignorais. Plus que mille neuf cent quatre vingt dix-neuf autres à découvrir.
Nous nous échangeâmes un sourire puis un fou rire modéré pour ne pas déranger les autres clients du restaurant. Nos regards complices s'entremêlaient et je dois avouer que la recherche de l'autre devenait des plus agréables.
Quand le feu du rire fût maîtrisé, nous reprîmes notre conversation normalement. Je ne vais pas retranscrire notre conversation en ce récit. Je tiens à garder celle-ci secrète et passera, dans vos esprits, comme étant un souvenir. En tout cas je l'ai vécu comme ça. Cependant je peux vous la décrire.
Cette conversation, sucrée et satiné mélangeait dans nos mots la fluidité de nos opinions et de nos goûts. Quelques fois coupée par les plats qui arrivaient à notre table, elle gardait tout de même une certaine grâce mais une certaine puissance. Tout le romantique des films à l'eau de rose y était. C'était comme si les répliques s'étaient personnifiées en nos mots que nous nous échangeâmes tel des baisers doux.
Elle possédait aussi une richesse sans limites. Mêlant opinions politiques, phénomènes de société, petite enfance et sentiments personnels. Et encore ces maigres mots ne suffisaient pas pour décrire la diversité et la variété des sujets que nous avions traités ensembles. Bizarrement nous avions pratiquement les mêmes opinions, sentiment agréable et surprenant. George avait peut-être raison finalement, nous nous étions trouvés. Notre amour allait commencer et avait déjà commencé. Amour, argent, vie, affaires, travail, nous-même, univers, sexualité, autant de sujet que nous avions débattu, voir trouver dans l'immense forêt de nos personnalités. Que des merveilles de paroles et de discours. Notre soirée au restaurant fût des plus agréable, entrecoupée de fou rire et de blagues sympathiques et satyrique. J'étais rayonnante et heureuse et mon c½ur battait au rythme de la voix sensuelle de ce que je pouvais appeler aujourd'hui: mon homme.
Nous sortîmes du restaurant très tard mais toujours en rigolant. Nous embarquâmes dans la limousine où tout le trajet se fût en silence. Il défila pendant que George et moi nous fixâmes avec amour, les mains liées. Les fines pattes d'oies qui creusaient son regard mystérieux emplît d'affection qu'il rehaussait d'un petit sourire plein d'amour, me rassurait et m'amadouait. Je lui rendais son regard avec la même intensité.
Ce n'était qu'à la fin trajet que nos regards se décrochèrent. Il me dit :
-Je te raccompagne ?
-Si ça ne te dérange pas ? Je veux bien.
Il lança un petit signe de tête au chauffeur et descendit de la voiture en me portant comme pour me faire une blague. Il me prit dans ses bras, une main sous les épaules et une autre sous les genoux. Je partis d'un fou rire en faisant style de me débattre. Mais il me tenait toujours fermement. Il gravit les marches et ouvrit la porte puis gravit les escaliers tout en me portant. J'avais l'impression d'être dans un conte de fée. Il me redéposa devant ma porte d'entrée. Je l'ouvris et je soufflai de devoir le quitter. La porte entrouverte, je me hissais sur la pointe des pieds et l'embrassai avec tendresse. En même temps je lui caressais sa joue. Il fût surpris mais glissa ses mains sur mes hanches. Nous reculâmes ensembles et entrâmes dans l'appartement. D'un geste violent, nous refermâmes la porte. Nous nous arrêtâmes de nous embrasser. Il me regarda avec passion, un regard que je m'empressai de rendre avec plus forte intensité encore. Il m'emmena dans ma chambre. Comment connaissait-il l'appartement ? Ah oui, l'Institut..... Nous nous déshabillâmes et entremêlèrent nos corps tout au long d'une merveilleuse nuit qui était le fruit de nos récents amours et, contrairement aux stéréotypes, nous n'avions pas brûlés les étapes. Ce sont les étapes qui nous avaient brûlés.

Le lendemain matin, je me réveillai de merveilleuse humeur embaumée de lumière solaire. Je sentis George me collée et m'enlacée tendrement tout en me tenant le ventre fermement. Je me retournais sous les draps et lui adressa un sourire. Il me fit son petit sourire en coin que j'aimais tant :
-Bonjour Princesse Irissa.
-Bonjour Chevalier fougueux.
Nous nous fîmes un câlin et nous nous résignâmes à quitter notre petit paradis qu'était le lit. Je me dirigeai vers la salle de bain et vit mes cheveux complètement en pétard. Je paraissais négligée. Je poussais un gros soupir quand j'entendis la porte s'ouvrir. Je vis le reflet de George dans le miroir, il s'avança et me fit un bisou dans le cou. Il me vit assez contrariée et ne pût s'empêcher de demander :
-Qu'est-ce qu'il y a mon amour ?
-Je suis affreuse, répondis-je.
Il me donna une légère gifle derrière ma tête.
-Aïe ! Tu m'a fais mal ! Criai-je.
-Encore une qualité ! Tu es modeste voire un peu trop. Irissa, tu es parfaite !
-Si tu le dis, je veux bien te croire.
Et là, silence.
- N'empêche que je...., tentai-je.
- Tut ! Irissa tais-toi !
- Mais...
- Il n'y a pas de « mais » ! Tu es sublime un point c'est tout ! Dit-il, durement.
Il m'attira contre lui et m'embrassa avec tendresse et passion. Une fois ce long baiser achevé je lui pinçai le nez.
-Irissa, voyons c'est plus de notre âge !
Voyant sa remarque sérieuse, je me mordais la lèvre en constatant que je venais de faire une mauvaise blague. Je sursautai en entendant son rire sonore. Je n'ai pu réagir qu'il m'avais prise et avait mis mon corps sur son épaule. Je me débattais :
-George ! Lâches-moi ! Non mais arrêtes !
Il riait encore de sa blague qui me faisait rire aussi. Il m'emmena dans la cuisine sans pour autant me déposer à terre. Il nous fît une omelette et prépara un café avec toujours mon corps sur ses épaules. Je restais dessus car c'était confortable. Je mettais ma tête en appui sur ma main. Je levai les yeux au ciel :
-Et après on dit que c'est plus de notre âge !
Il rit de plus belle et je ne pus m'empêcher de rire à ses côtés. Nous prîmes le petit déjeuner en bavardant.
Les heures passaient, je lui demandai :
-George tu ne dois pas rentrer chez toi ?
-Pourquoi ? Tu veux que je parte ? Me demanda-t-il.
-Non pas du tout je voulais simplement savoir si tu veux encore rester ici.
-Et bien si cela ne te dérange pas....dit-il, avec timidité.
-Mais bien sur que non ! Tu le sais très bien.
-Tant mieux alors, je vais rester chez toi.
-Tu peux rester ici pour le week-end si tu veux et puis lundi nous irons à l'Institut ensemble.
-Ca me va !

Nous passâmes le week-end tranquillement tel des amoureux normaux. Inséparables, chaque pièce de la maison étaient, soit vide, soit remplie de nos deux corps fous amoureux l'un de l'autre. Nous avions passé nos deux journées à discuter, bavarder, jacasser mais aussi à nous embrasser, nous bécoter, nous biser, nous caresser. Tant de mot qui exprimaient notre amour. J'étais tombée dans un film à l'eau de rose. Qu'il l'eut cru ? En tous cas, ces deux jours, je les vivais pleinement. J'en profitais au maximum, de chaque baiser, de chaque caresse. Tout était plus sensuel et plus doux. Même Pattenrond ne comprenait pas ce qui se passait. Sa vie de chat suivait, cependant, son cours normalement. Il dormait tout en nous observant. Je pense qu'il nous surveillait du haut de son petit couffin, il levait les yeux pour nous regarder comme pour s'assurer qu'on allait bien, puis il retournait dans son sommeil en rassemblant tous son pelage roux en une adorable boulle de poils.

Dimanche soir assez tard, alors que nous étions au lit :
-Tu sais que je pars mardi mon amour. Tu vas me manquer, dis-je, avec tristesse
Avant de répondre il posa ses lèvres contre les miennes sans pour autant les embrasser.
-Toi aussi ma chérie mais il le faut. C'est le boulot. Nos retrouvailles seront encore meilleures quand tu seras revenue.
Je lui adressai un sourire puis lui posa également mes lèvres contre les siennes cette fois-ci furtivement.
Nous nous fixâmes un bon moment avant de se sourire l'un à l'autre. Nous nous tenions par la main.
Comme pour un jeu enfantin, nous nous cachâmes sous les draps pour remettre en scène, une fois encore, notre amour. L'instant fût magique. Le tableau s'acheva quand nous fûmes endormis l'un contre l'autre, enfermés dans des chaînes indestructibles. Je fis des rêves magnifiques mais je me réveillais plusieurs fois dans la nuit, cependant, la chaleur et le doux contact de George me fermaient les yeux. J'étais paisible et heureuse.


La journée du lundi : Tous ce qu'il y avais de plus normal même si elle était rythmée par les mots doux écrits sur de jolis feuillets que m'envoyait George par le biais de son coursier. Il disait que l'amour était dangereux sur un lieu de travail. Mais il me disait qu'il ne pouvait pas résister à l'envie de rester en contact.

Mardi 27 octobre : Départ. Je soupirai, les affaires reprenaient. Le Hollywood Tower Hotel m'attendait!
La séparation avec George a été difficile mêlant quelques larmes à des baiser douloureux. Il m'avait enlacée avec délicatesse descendant ses mains sur mes hanches tandis que je lui serrais le cou dans un étau fort en amour.
-Je serais toujours là auprès de toi. Je t'aime ! Me rassura-t-il, avant de poser un baiser sur mon front. Il ne m'était jamais arrivé pareil roman. L'amour m'avait piégée dans son embuscade sucrée. Nos « au revoir » ont été dit avec toute la tendresse que l'on pouvait exprimer. Nos numéros de téléphones échangés je pouvais quitter le sol new-yorkais.
Une fois dans l'avion, je caressais la vitre du hublot du bout de mes doigts en devinant qu'il me fixait devant l'immense baie vitrée de l'aéroport. Je souris timidement avant de me retourner pour écouter les procédures de sécurité de notre vol. Une fois la présentation des hôtesses accomplie et le salut du commandement de bord, je sentis l'avion se déplacer. Nous n'allions pas tarder à décoller. J'avais l'habitude de l'avion, les centaines de maisons hantées que j'ai étudié pouvaient se trouver à l'autre bout du monde sauf que ,par rapport à ce voyage, je pouvais me préparer à l'avance environ deux mois avant le départ. C'était une règle à l'Institut pour éviter tout problème.
L'avion fût dans les airs. Je n'avais plus qu'à m'occuper pendant les quelques heures de voyage qui séparait New York à Los Angeles. Entre films et siestes je n'arrivais pas, une seconde, à ne pas penser à George. Mon c½ur était à lui et j'avais l'impression de ne plus entendre ses battements.
Fin du trajet, j'atterris enfin à la fameuse L.A. Je n'y avais jamais mis les pieds. Mais le peu que j'ai pu voir en arrivant m'inspirait admiration et excitation. Tout y était magnifique. J'étais totalement dépaysée. Les buildings et les majestueux bâtiments faisaient de cette ville une immense Cité luxueuse qui invitait ses visiteurs dans un tourbillon de folie. J'étais dans le quartier Hollywoodien. Les étoiles, dont le nom des stars internationales figurait fièrement, donnaient un aspect « cinéma » à ce quartier. Bref, que de magnificence et d'effervescence dans cet endroit. Mais je ne m'y attarderais pas, Hollywood valait son pesant d'or mais j'avais d'autre chose en tête. Le soir, dans mon hôtel que m'avait réservé George...Ah oui ! J'oubliais cette description importante du palace dans lequel j'allais séjourné durant trois semaines. Je dis bien « palace » car cet hôtel était le luxe incarné. Même les étoiles qui le couronnaient semblaient dérisoires face à la splendeur et au confort de cet hôtel : piscines, jacuzzi, restaurant cinq étoiles, champagne, casino, discothèque et une multitude d'activité sportive. J'allais pouvoir m'adonner à mon sport favoris : l'équitation. En effet, même un centre équestre était implanté dans l'hôtel. Le seul souci est que je n'allais pas vraiment pouvoir profiter de tout le luxe que me proposait l'hôtel car je suis venue à Hollywood pour l'Institut. J'ai remarqué que les majors d'hommes et les responsables de l'hôtel m'ont accueillis telle une star de cinéma voire une personne haut gradée dans la politique. J'étais touchée mais gênée. Ma chambre, une suite gigantesque dans lequel était posée fièrement un magnifique baldaquin imposant orné de lumières bleues qui scintillaient sur les murs à côté du lit. Des fauteuils Louis XVI et des tapis persans magnifiques. Une vraie suite présidentielle ancienne avec tout le luxe moderne jacuzzi et écran plat compris. George ne me connaissait pas mais il avait touché en plein dans le mille au niveau de mes goût en matière de décoration. Ce fût magnifique. Après avoir nonchalamment posé ma valise à l'entrée, je fermai la porte à clef et tomba mollement sur le lit. J'étais épuisée par le voyage et j'avais envie de George, je voulais voir sa tête, son corps et ses cheveux, ses yeux, son nez, sa bouche, ses joues, ses jambes et ses bras, ses pieds, ses mains, ses épaules et son dos. Je voulais revoir son corps et son regard si captivant. Je voulais l'embrasser ce soir et le serrer contre moi et jouer avec les draps du baldaquin. J'avais froid et il me manquait terriblement. Jamais je n'avais pu ressentir cela auparavant. C'était une chose inexplicable.
C'etait mon amour.
Après une bonne nuit de sommeil réparateur mais troublé par les incessantes images de George lors de mes rêves. Je pris mon petit déjeuner et me préparai pour partir. Je pris vite fait mon sac et mes affaires de travail, fermai la porte à clef et descendit là où ma voiture m'attendait. Une magnifique voiture de style Cadillac américaine noire que j'adorais et que m'avait loué George. Encore une fois il me surprit. Il a beaucoup de talent et il est surtout très intuitif. Je soupirais tout en faisant un sourire marqué. Il ne me restait plus que mille neuf cent quatre vingt dix-sept qualités à trouver. Journée qui commençait merveilleusement mais le manque de son être cher est quelque chose que j'avais préféré oublié ne serait-ce qu'aujourd'hui.
J'arrêtai la voiture dans un parking et pu admirer le fameux « Hollywood » sur cette magnifique colline si célèbre. J'en fût émue, tant le spectacle était beaux. Hollywood surpassait mon imagination. C'était comme un rêve, cela restera un des plus beaux monuments que j'ai pu visiter après les Pyramides de Gizeh lors de mon voyage en Egypte.
Cette admiration passée, je tournai ma tête vers la droite et là, mon sourire s'effaça.

Une tour extrêmement imposante surplombait le bel « Hollywood ». Une tour à la fois effrayante et fantomatique voire même énigmatique et dont la carrure de l'architecture laissait paraître un passé tragique. Cette tour très large portait encore une enseigne obsolète et de travers mais qui portait fièrement son nom : Le Hollywood Tower Hôtel.
Une tour dont la façade était totalement calcinée et teintée en un gris noir inquiétant. Le haut de la tour s'ornait, à son extrême droite, une petite coupole bleue foncée rongée par la moisissure et le temps. En aval de cette tour, une sorte de scène composée de plusieurs petits bâtiments unifiés dont l'avant comportait une petite tour elle-même ornée de la même coupole bleue foncée. Le tout recouvert de petites fenêtres discrètes mais abondantes avec de temps en temps des fenêtres arrondis tel un morceau d'arche en vitraux. Encore plus bas, des bâtiments encastrés dans les autres avec un toit comme ceux des maisons. Des arches décoraient les différentes entrées de l'édifice ainsi que des palmiers flamboyant absolument magnifique. L'hôtel, malgré son vieil âge, conservait ses couleurs d'antan avec panache. Cet hôtel était magnifique, bien qu'hanté, il était superbe.

J'avais tout de même peur, c'est toujours cette impression que l'on ressent pour chaque travail sur le terrain. La peur qui vous envahi ! Car nous sommes des gens travaillant pour étudier les fantômes et nous passons pour des ennemis aux yeux de ceux-ci même si nous, nous savons que ce n'est pas vrai. Mais cela reste dangereux.
Je me rendais vers l'hôtel, je ne pouvais pas continuer le chemin en voiture car j'ai jugé ce chemin comme étant trop sinueux pour la longue Cadillac. Je marchais une ou deux minutes avant de parvenir devant lui, ce majestueux hôtel. Il me surplombait, me contemplait de toute sa hauteur, se pavanait, frimait de sa beauté devant moi sans pour autant bouger. Je me disais que j'étais folle mais que dirait quelqu'un dans la rue s'il savait que je travaillais à l'Institut de Recherche sur les Phénomènes Paranormaux ? Je crois qu'il me jugerait comme telle. J'inspirais et expirait profondément avec une mine sérieuse vers les marches qui conduisait à l'entrée de l'hôtel. Une grande arche au-dessus de ma tête m'accueillait avec majesté. Puis j'arrivai devant l'immense porte d'entrée tout en verre dont les colombages en bois faisaient ressortir les dessins des vitraux. Au plafond se trouvait un immense lustre extérieur tout aussi sublime.
Hésitante je frôlais la porte de mes doigts et, dans un dernier souffle, j'ouvris la porte avec courage et force puis j'entrai avec furie. Je m'arrêtai net, laissant le silence faire son ½uvre tout en étant dérangé par la porte qui se fermait derrière moi. Je n'avais jamais rien vu de pareille.
Un vaste hall soigneusement décoré où trônait une immense cheminée ornée d'une tapisserie rouge bordeaux couvert de poussières. Sur cette tapisserie figurait le sigle de l'hôtel : HTH. Elle était lourdement accroché sur le haut de la cheminée et surplombait un petit salon. Trois tables étaient disposées le long des grandes fenêtres où étaient disposés des épais rideaux toujours rouge terne. Une statue de chouette en plein envol se posait sur une colonne disposée sur le milieu de la pièce. Deux magnifiques réceptions en bois sculpté. Derrières elles étaient disposées deux tableau sur lequel des centaines de clefs reposaient. Des objets tel que des valises, des lunettes, des magazines ou encore des chapeaux ou des manteaux étaient dispersés dans la pièce.
Un spectacle couvert de poussière s'offrait à moi mais c'était magnifique. Je sentais mon c½ur battre, c'est la première fois que je ressentis une si vive sensation quand j'étais sur le terrain.
Je secouai la tête pour me débarrasser de ses émotions inutiles qui pouvaient compromettre mon travail. J'avais auparavant trouvé des informations supplémentaires sur le mystérieux Hollywood Tower Hôtel.

Hollywood Tower Hôtel / Appendix (N°31)
Permis de construire n° 25844066013
Date prévue de livraison : courant 1929
Nom de l'Architecte : Théodore Faller
Hauteur : 55,78 mètres
Nombre d'étage : 13 étages
Nombre de chambres : 103

J'avais remarqué qu'il y avait beaucoup de similitude, le nombre 13 apparaissait sous toutes les formes, de quoi faire frémir. D'habitude, c'est un chiffre qui me portait bonheur mais dans le cadre d'un hôtel hanté il est fort possible que ce ne soit pas que du bonheur et de la joie. J'avançai d'un pas tout en regardant d'un ½il expert les moindres recoins de la lugubre pièce. Tout y était beau et fantastique. Je notais tous les détails qui me semblaient importants. J'empruntai un petit couloir et arriva devant une sorte d'ascenseur. Une porte grise et grillagée menaçante ornée de deux petite fenêtres rectangulaire posées à la verticale. En haut, un magnifique cadran circulaire jaune vieillis par le temps. Il indiquait les chiffres des étages avec de très beaux caractères. En effet, il y avait bien treize étages. Je touchais et palpais la porte de l'ascenseur.
En voyant une espèce de digicode ornés de magnifiques boutons qui arboraient leurs destinations avec fierté, je me sentis mal à l'aise, mais j'essayais, le plus possible, de contrôler mes sueurs froides.
Quand j'approchai mon doigt pour appuyer un de ces boutons, un bruit de tonnerre retentit. Je sursautai, la peur m'avait envahi. Un bruit de pas s'approchais de moi. Je ne savais pas quoi faire, je paniquais.
-Il y a quelqu'un ? Qui êtes-vous ? Tremblai-je.
Un bruit de pas, puis une ombre surgit. Je hurlai de peur et d'effroi. Qui était-ce ? Oh non, ce n'était pas possible ! Je courus, manquant de trébucher sur le tapis persan puis sortit à l'extérieur de l'hôtel à la vitesse d'un guépard. Je courus sur le sentier avec une telle rapidité et pris ma voiture puis je m'enfuis. J'avais honte une fois dans la voiture, je me sentais lâche et perdante. Le Hollywood Tower Hôtel m'avait eu.
J'avais échoué lamentablement en ce jour. Pas de doute j'y retournerais demain et avec la ferme intention de ne pas me laisser faire. Je m'appelle Irissa Eclypse, membre de l'Institut de Recherche sur les Phénomènes Paranormaux et je n'ai pas le droit d'avoir la frousse, je suis déterminée et courageuse, non ! Je ne me laisserais pas faire. Arrivée à l'hôtel, je fis le point de tous ce que j'ai pu observer avec attention.
J'en conclus que le Hollywood Tower Hôtel est bel et bien hanté mais énormément d'éléments sur l'affaire manquaient. J'y réfléchis longuement avant d'entendre quelque chose vibrer suivit d'une petite sonnerie. Je reconnus mon portable. Je filais à toute allure pour le chercher. Je le trouvais enfin et vît que c'était George qui m'appelait. Je souris et décrochai :
-Allo ?
-Irissa ?
-Oui George ?
-Tu vas bien ? Je voudrais savoir comment s'est passé ta première journée.
-Et bien écoute mon chéri, tous s'est bien passés, il me manque beaucoup de choses, j'avance pour l'instant lentement mais sûrement. C'est une enquête qui s'avère difficile mais je gère.
-Parfait ! De toute façon, j'ai confiance en toi tu es la meilleure...Tu me manques, c'est dur le boulot sans toi. J'aimerais tant te serrer dans mes bras.
-Oui je sais, moi aussi mon amour mais tu as encore un peu moins de trois semaines à attendre. Courage ! Moi aussi j'ai confiance en toi.
-Il te plaît l'hôtel ma Riri ?
-Ma Riri ?... Oui ! L'hôtel est somptueux ! C'est magnifique, merci GeoGeo.
-Avoue que ça fait moins bien que Riri !
-Oui bon d'accord ! Je le reconnais mais si ça te fais plaisir de m'appeler Riri, va-y !
-Je m'en doutais ma Riri ! Et la voiture ?
-Parfaite ! Tu as touché en plein dans le mille mon c½ur. Je ne savais pas que tu connaissais autant mes goûts. Voilà qui va faciliter notre tâche.
-Je crois que j'ai de l'intuition et de la chance surtout, et je dois dire que cela me plait.
-Et hop ! Deux qualités en plus et un léger petit défaut, la liste des deux milles va vite s'épuiser on dirait.
-Comment ça, un défaut ? Oh non ! Je ne crois pas que la liste va s'allégée. Ton corps, ton c½ur et ton esprit reflètent encore pleins de choses que je n'ai pas encore vu, et cela prendra le temps. Mais nous, nous avons l'éternité.
-Oui George, l'éternité mais ne tarde pas mon chéri, dans moins d'un siècle nous ne seront plus là alors il faudrait peut-être se dépêcher (rires).
-Sans doute, mais nous nous aimons, c'est tout ce qui m'importe. Ma Riri chérie, je vais devoir te laisser, je suis épuisé. Je t'aime et je pense à toi. Bon courage pour la suite.
-Moi aussi mon amour, je t'aime. Tu es en moi et je pense aussi à toi. Au revoir.
-Au revoir !

Je n'avais pas osé lui dire ma lamentable fuite de peur des représailles et des moqueries que serait capable de faire George. J'avais à moitié avoué la vérité, et je n'en avais pas dit plus. C'était agréable d'entendre le son de sa voix. Ce fut un plaisir démesuré qui me redonna encore plus de force et de courage. Il me soutenait et sa petite voix au fond de moi me soutenait pour le reste de l'histoire.
Une douche bienfaitrice détendit mes muscles tendus par cette longue journée. Pendant que l'eau chaude me brûlait, je réfléchissais à mon plan d'attaque pour le lendemain. Pas question de repartir en courant telle une novice ! Je me séchais rapidement et me coiffait longuement avant de me jeter sur le lit pour dormir. Une nuit paisible et réparatrice.

Jeudi 29 octobre, j'étais dans la voiture m'offrant un petit tour de la ville rapidement pour contempler ce magnifique quartier de Los Angeles qu'était Hollywood. Mais je ne devait pas traîner, je fis vite demi-tour et arrivai devant le petit sentier qui menait à l'hôtel. Il était là, toujours aussi imposant, terrifiant mais toujours aussi mystérieux et fantastique à la fois. Ce bâtiment était tous simplement magnifique, j'en avais des frissons. La terreur de la veille s'envola à la vue de l'édifice. Je pris le sentier d'un pas décidé et déterminé. Je poussai la porte. Même décors, ils n'avaient pas changés. Je les contemplais, sourire aux lèvres.
Mais, à ce moment-là, les portes se refermèrent derrière moi violement et d'une manière inhabituelle. Je sursautai, je courus vers la porte en essayant de l'ouvrir mais rien n'y fait, la porte ne cédait pas. J'étais prise au piège. Je me retournai en plaquant mon corps et mes mains sur la porte l'air paniqué. J'étais tétanisé, que pouvais-je faire ? J'entendis un petit rire rauque et énigmatique. Je ravalai ma salive, le c½ur battant à la chamade.
-Ainsi donc, vous êtes revenue ! Dit la mystérieuse voix.

Cette voix ! Je l'avais déjà entendue quelque part. Je ne mis pas longtemps à comprendre que cette voix venait de mon rêve quelques nuits plutôt. Ainsi donc, c'était lui ! Cet homme surgit lentement d'un des couloirs. Il était vêtu du même costume rouge orné de coutures et de boutons dorés. Une sorte de casquette rouge avec un ruban doré qui entourait celui-ci.
Je vis enfin son visage, un visage fin au teint livide et aux yeux inquiétants d'un marron profond. Un sourire en coin emplissait son visage de sadisme et de satisfaction. Des traits admirablement bien dessinés qui lui donnait un air parfait. J'en fus bouche bée d'effroi et d'admiration à la fois. Je respirais fortement me plaquant encore plus contre la porte. Les bras le long de son corps, il avançait mécaniquement encore avant de s'arrêter. Mon sang ne fit qu'un tour dans mes veines : c'était le groom. Il ne me regardait pas, mais à ce moment là, il tourna la tête vers moi me montrant encore mieux les traits de son visage. Son sourire resta figé. D'une voix mystérieuse mais douce à la fois, la même voix ensorcelante que celle de mon rêve. Il me dit :
-Je m'en doutais, je ne me trompe jamais. Il me semble que vous êtes Irissa Eclypse, n'est-ce pas ?

Toujours effrayée, je n'osais pas répondre, je ravalai ma salive toujours tremblante. Tout en bégayant, je parvins à prononcer ces mots :
-Oui c'est bien cela, comment le...
-N'allons pas trop vite, je ne me suis même pas présenté, je m'appelle Philips Crossons, groom au Hollywood Tower Hôtel.

J'essayais de respirer tant bien que mal malgré la peur qui me paralysait. Il enchaîna tout en adoucissant son regard :
-Pardonnez moi chère Mademoiselle de vous avoir effrayée, vous vous posez certainement beaucoup de questions.
Je réussis à faire des phrases sans accrochages :
-A vrai dire, beaucoup oui. Je suis chercheuse à l'Institut de Recherche sur les Phénomènes Paranormaux, on m'a affectée ici... Je ne savais pas que...
-Ah oui, c'est vrai, vous êtes une chercheuse, j'ai oublié. Les phénomènes paranormaux, c'est ça ! Et bien, mademoiselle vous aurez tout le temps d'effectuer vos recherches.
-Vous êtes bien aimable Monsieur Crossons, je vous suis entièrement reconnaissante. Je vous promets de ne rien déranger.
-Je voulais dire par là, Mademoiselle, que vous resterez ici pendant très longtemps, l'éternité peut-être.
Ces paroles me glacèrent d'effroi car le groom ne semblait pas rigoler. Toute l'éternité ? Oh non, j'étais prisonnière ! J'allais être enfermée, par quoi ? Une espèce de groom dont j'ignorais tout. J'étais incapable de répondre, tant j'étais effrayée. Je ne savais pas que ces récits là pouvaient être vrai ! Nous sommes dans le monde réel ! Non ce n'est pas possible ! Non ! Pitié, ce n'est qu'un rêve. Je me retournai violemment essayant en vain d'ouvrir les portes. Elles étaient bloquées, impossible de les ouvrir. Je me plaquais à nouveau sur elle, tout en commençant à pleurer. J'avais peur, qu'allais-je faire ?
Son visage changea d'expression et tout d'un coup une voix faisait échos dans l'hôtel et disait :
-Philips ? Que se passe-t-il ?
-Irissa Eclypse, je vous l'avais dit Madame, elle est revenue.
Soudain, une lueur blanche quasi-fantomatique comme dans les représentations divines apparut. Des milliers d'étincelles furtives éclatait dans une auréole qui prenait une forme humaine. Des milliers de petites lumières venaient et s'éteignaient aussitôt comme les étincelles d'un feu. Et après, une lumière soudaine et vive, une femme apparut.
Une femme au corps sculpté à merveille, habillée d'une magnifique robe blanche nacrée moulante et décolletée. Une chevelure rousse foncée volumineuse et frisée légèrement. De beaux yeux bleus en amande et des lèvres fines, joliment dessinées maquillées d'un rouge à lèvre profond. Un visage parfait dépourvu de rides et d'impuretés. Un sourire magnifique révélant des dents blanches et un regard doux et gentil. Elle me sourit et s'approcha de moi tout en regardant le groom.
-La pauvre ! Mon Dieu, Philips, arrêtez donc de l'effrayer ! Elle est déjà assez tétanisée comme ça, dit-elle en se retournant vers moi et en tendant une main, Bonjour, je suis Claire, Claire Poulet, actrice. Je suis enchantée de vous rencontrer.

Je lui pris sa main, hésitante et la serra doucement en lui adressa un sourire crispé. Puis elle me renvoya un autre sourire comme pour me rassurer. Ce qui était vain. Puis tout d'un coup, une deuxième lumière blanche aussi vive que la première. Mais là, ce fut un homme qui apparut. Un bel homme grand et droit. Un visage aux traits marqués et crispés qui lui donnait une allure de chef et de type autoritaire. Des yeux presque cachés aux couleurs sombres. Des sourcils épais et brun de la même couleur que ses cheveux cours parfaitement coiffés. Une bouche menaçante surmontée d'une moustache fine tout aussi bien entretenue. Il était habillé d'un costar cravate impeccable. Il se roulait une cigarette et m'adressa un regard surpris. Il me parla en toute courtoisie :
-Vous devez être Mademoiselle Eclypse, je présume. Mon nom est Gilbert Londons, acteur à Hollywood. Philips nous a beaucoup parlé de vous.
-Monsieur, si je ne m'abuse, le terme « beaucoup parlé » est légèrement exagéré, répondit la groom, comme une objection.
-Puisque vous le dites ! Répondit Gilbert, indifférent.
Claire, reprit la parole doucement :
-Et maintenant que vous l'avez enfermée, que va-t-il se passer ?
-Rien du tout Madame, elle restera ici, c'est une chercheuse qui risque de nous attirer des problèmes. Il en va de notre sécurité et de celle de l'hôtel. Et maintenant qu'elle nous a découvert, je ne veux pas qu'elle aille raconter des histoires. C'est bien trop dangereux, dit Philips.
-Mais ce n'est pas du tout mon intention, repris-je
-Oh ! Je vois, et bien Mademoiselle Eclypse, puisque vous allez rester ici pendant un certain temps, il faut tout de même savoir pourquoi nous sommes là, je penses que vous vous posez certainement la question, répondit Claire.
Je répondis tout en tremblant :
-Et bien, oui je crois.
Tout d'un coup une troisième puis une quatrième et encore une cinquième auréole blanche qui apparurent comme des flashes. J'en sursautai. Trois personnes apparurent, une femme imposante et assez ronde habillée de vert, un visage rond et menaçant avec des lunettes sur le bout du nez, une petite fille très jolie avec des nattes blondes, un petit visage emplit de douceur et habillée d'une robe rose et enfin un petit groom l'air malicieux et gentil avec des lunettes. Ils dirent tout trois en même temps :
-Mais enfin ! Que se passe-t-il ?
-C'est Irissa Eclypse, dit Claire.
-Et bien qu'attendez-vous ? Présentez-vous ! répondit furieusement Gilbert aux trois autres personnes
La petite fille blonde sautillait vers moi et me fit une gracieuse révérence :
-Je m'appelle Sally Shine. Ravie !
Le petit groom s'approcha de moi et fit une révérence solennelle :
-Je suis Dewey Todd, pour vous servir !
Puis ce fût le tour de la dame en vert :
-Mon nom est Patridge, Emeline Patridge, gouvernante de Mademoiselle Shine. Enchantée de vous rencontrer.
-Moi de même.
Je me calmais peu à peu même si la peur ne s'était pas encore dissipée. Sally, la petite fille blonde s'arrêta de sautiller et s'avança lentement vers Philips. Celui-ci resta figé se contentant de tourner la tête vers le bas pour regarder Sally d'un ½il interrogateur. La fillette demanda :
-Allons-nous lui raconter ce qui s'est passé ? Maintenant qu'elle est prisonnière et qu'elle travaille sur les phénomènes paranormaux, elle pourra peut-être nous aider.
Philips, redressa la tête et ramena sa main pour frotter son menton du bout des doigts. Il réfléchissait. Moi, toujours plaquée à la porte, j'observais la scène totalement stupéfaite. « Si seulement l'Institut entier avait été là » pensai-je. Philips reprit.
-Et bien, pourquoi pas ? Après tout, nous avons tous essayé. Mademoiselle Eclypse, pouvez-vous, s'il vous plaît, prendre place ?

Il me montra un des fauteuils du grand hall de l'hôtel. Surprise, je me détachais et avançait tout doucement comme pour m'éviter de tituber. Tous les six me fixaient, je les regardais avec un regard confus et apeuré. Je m'installai en toute douceur et attendis la suite. Gilbert déclara :
-Claire ? Veux-tu conter l'histoire ? A moins que Monsieur Crossons ne veuille la raconter lui ?


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#Posté le vendredi 25 décembre 2009 15:24

Welcome to the new....Hollywood Tower Hôtel !

The Hollywood Tower Hôtel : l'Histoire d'Irissa Eclypse
la suite :

-Non ça ira bien comme cela, laissons Madame, elle a un don pour raconter les histoires, répondit Philips.
-Je vous remercie les garçons. Irissa...Oh excusez-moi ! Dois-je vous appeler par votre nom ? demanda Claire
-Non, vous pouvez m'appeler Irissa, maintenant que je suis enfermée ici, épargnons-nous les politesses, répondis-je, ironique.
-Parfait, Mademoiselle Irissa nous ne sommes pas réels, en tout cas, pas au sens littéral du terme, enfin c'est ce que nous pensons. Comme vous devez le savoir en effectuant vos recherches sur l'hôtel, l'ascenseur a été frappé par la foudre et nous étions dedans. C'était tout à fait horrible, cette lumière blanche était si vive qu'elle brûlait nos yeux. Puis nous avions fait une chute, une longue chute. Nous avions sentis nos c½urs se soulever. Dans un fracas étourdissant, nous avions atterrit là, au même endroit mais l'hôtel avait changé. Il n'était plus le magnifique et le luxueux hôtel d'avant. Nous pensons que nous avons atterrit dans une autre dimension, comme si nous avons voyagé dans le futur. Dites-moi Irissa, en qu'elle année sommes-nous ?
-En 2009 Claire, répondis-je.
Je me retournai étonnée, je vis Gilbert qui donnait en grognant un billet à Dewey, tout heureux.
-Ils faisaient un pari ! Lança Emeline, furibonde.
-Et bien nous avons vu juste n'est-ce pas Gilbert ? Plaisanta Claire.
Gilbert grogna et croisa les bras, mécontent. Claire fît un petit rire et repris :
-Nous pensons que nous ne sommes pas réels car nous n'éprouvons aucune faim, ni aucune soif. Rien du tout, pendant un moment, nous avons pensé que nous étions morts. Mais puisque nous sommes là, nous en sommes à dire que nous sommes encore vivants mais métamorphosé en une sorte d'esprit où de fantôme dans une nouvelle dimension.
-La quatrième ! Chuchotais-je
-Pardon ? demanda Claire.
-La quatrième dimension ! Les scientifiques avaient vu juste. Ecoutez Claire, je pense que l'ascenseur est un portail vers le futur. Une fois la matière ou la personne envoyée dans un flux temporel, elle ressentira une sensation bizarre pendant son séjour. Je pense que c'est ce qui vous est arrivé.
-C'est fort possible, dit Philips, songeur.
-En tout état de cause, nous allions à une soirée pour Halloween, dit Claire, au Tip Top Club, le 31 octobre 1939. Halloween est le jour où le monde des vivants et celui des morts communiquent, il y aurait-t-il un lien ? Pouvons-nous emprunter le portail vers le futur à n'importe quel moment ? Oh mon Dieu, j'ai l'impression de croire à ces stupides histoires que nous racontait nos parents, étant jeunes, rigola Claire.
-Cela peut paraître bizarre en effet Claire, mais je pense que ça n'aurait pas pu marcher sans cette date fatidique. Enfin, ce n'est qu'une théorie. Mais il me semble que c'est la plus probable. Mais j'y pense ! Le portail est ouvert et cela fait maintenant 70 ans ! N'avez-vous pas essayé de retenter ce qui vous est arrivé pour voir si vous pouviez retourner en 1939 ?
-Et bien, Mademoiselle Irissa, nous ne savions pas que c'était un portail pour le futur, enfin nous y avons songé mais nous ne nous y sommes pas attardé là-dessus. Pour ce qui est de retenter l'expérience, nous avions essayé mais en vain. Nous n'arrivons pas à faire démarrer l'ascenseur, il est en panne. Le seul qui le peut ici, c'est Philips, mais...
-Je suis un fantôme, coupa le groom.
Je me retournais, le regardant totalement bouche bée. Un fantôme ? J'étais à la fois effrayée et heureuse ! J'avais enfin trouvé quelque chose, mais de toute façon je n'allais pas pouvoir sortir, ma découverte restera secrète. J'en fus attristée vraiment, j'ai pris conscience à ce moment là que je n'allais plus revoir George, ni Suzan, ni Pattenrond. Je me sentais mal à l'intérieur, mais la fascination que me faisait ressentir le groom prenait le pas sur la douleur. Il tourna sa tête vers moi et me regarda avec des yeux durs mais tendres à la fois. Il était magnifique, mon c½ur battait. Je retrouvais la même sensation que j'avais éprouvée lors de ma rencontre avec George, mais en plus intense, en plus fort. Oh non ! Voilà que j'étais tombé AMOUREUSE d'un fantôme, mon c½ur me faisait mal et se déchirait entre deux camps. Les larmes me venaient qu'allais-je faire ? Je n'allais plus être la même. Je me retenais essayant de garder mon sang froid. Philips s'avança vers nous et s'assit sur le canapé en face de moi. Je pus voir encore mieux, son sublime visage.
-Tout matière vivante je peux la toucher normalement, mais je ne peux toucher les objets. Je n'ai mes sens sensoriels que en contact de personnes ou d'animaux mais pour eux je n'en suis pas sur. Voyez plutôt...Enfin, puis-je ?
Il me tendit la main, sans me toucher par pure politesse. J'hochai la tête avec un sourire non dissimulé pour lui faire comprendre qu'il pouvait me toucher. Il me prit le poignet, une sensation exquise et froide m'envahit. J'aurais prié pour qu'il n'enlève jamais sa main. Puis il la dirigea vers une paire de lunette. Sa main traversa l'objet en toute transparence comme un courant d'air. Je me croyais dans un film. Il fit bouger ses doigts mais rien ne fut. L'objet resta immobile. Pourtant, un détail me tracassait :
-Mais vous, Emeline, Dewey, Claire, Sally et vous Gilbert ? Vous ne pouvez pas réparer l'ascenseur sous les ordres de Philips ?
-Nous avons beaucoup trop peur, nous ne voulons pas toucher à cet ascenseur tant qu'il n'est pas sûr au maximum, me répondit Dewey, De plus, nous avons peur du courant électrique qui pourrait être dangereux, surtout si c'est un des éléments nécessaire au portail.
Sally sautilla à nouveau et s'assit à côté de moi.
-Tu pourrais nous aider Irissa ? Tu es pour nous, notre seul espoir.
Elle me fit un petit sourire enfantin, qui me fit fondre. Mais avant même que j'ai pu répondre, Emeline cria :
-Sally ! Voyons, n'importune pas Mademoiselle Eclypse. Et elle nous aidera seulement si elle le voudra.
-Emeline, puisque je suis enfermée ici...,répondis-je.
-Surtout ne voyez pas en cela une tentative pour vous faire du mal ou par plaisir de vous emprisonnée, nous prenons nos dispositions et il en va de notre sécurité. Et puis, comme le disait Mademoiselle Shine, vous êtes notre dernier espoir me coupa doucement Philips.
-Non, je comprends, lui répondis-je avec un sourire décontracté qui montrait ma soudaine excitation, je vais faire mon possible, je vous le promet.
A cet instant, Sally me sauta à mon cou et me serra fort dans ses petits bras roses. Je la serrais avec tendresse sous le regard souriant et amadoué de Claire. Quand Sally me lâcha. Je ne pus m'empêcher de poser une question :
-Philips, pourquoi ou comment êtes-vous devenu ...fantôme ?
-Et bien ma s½ur Carolyn Crossons était une cliente de cet hôtel, une fidèle cliente puisqu'elle y venait tous les ans depuis son ouverture. Voyant que j'avais obtenu mon diplôme d'hôtellerie et de restauration, elle a pu me trouver un emploi ici. Je suis groom, comme vous pouvez le constater, mais mes « talents » de mécanicien faisait que, parfois j'étais affecté à la réparation de l'ascenseur. Et ce fameux jour où la foudre est tombée, j'ai dû courir d'urgence pour réparer les dégâts causés. Mais en manipulant le réseau électrique, je me pris une décharge et sombra. J'étais mort mais je m'en suis aperçut que lorsque je me suis réveillé, dans cette époque. Je ne pouvais pas toucher les objets. J'avais des visions aussi, de ce qui allait se produire cinq minutes plus tard, puis quinze etc...Jusqu'à un moment où je pouvais contrôler ce pouvoir au moindre de mes désirs.
Je ne répondis pas, tant j'étais fascinée.
-Vous semblez surprise Mademoiselle ? Me demanda Philips en plaisantant.
-A vrai dire oui ! Je dois dire que c'est impressionnant pour moi de rencontrer un vrai fantôme. J'ai attendue vingt ans avant de trouver ce que je cherchais. Je ne trouvais jamais rien, ou presque. Mais là, je dois dire que c'est impressionnant ! Vous ne pouvez pas savoir à quel point je suis comblée.
Philips m'adressa un sourire. Il fit un signe de tête à Dewey. Celui-ci hocha la tête et s'avança vers moi avec un grand sourire :
-Mademoiselle Eclypse, il est tard maintenant ! Voulez-vous que je vous accompagne dans votre chambre ?
-Et bien ce ne sera pas de refus puisque je ne pourrais pas la trouver moi-même. Le problème c'est que je n'ai pas mes affaires.

Philips renouvela son sourire en coin si charmant et me répondit avec fierté :
-Ceci ne sera pas un problème, attendez un petit quart d'heure Mademoiselle.
Je fus surprise et avant même de pouvoir répondre, Gilbert mit son doigt devant sa bouche pour simuler un « chut ! ». Je m'exécutai regardant avec interrogation Philips.
Celui mis ses mains sur la table .Malgré le fait qu'il ne pouvait toucher les objets, il pouvait poser ses mains dessus mais pas les prendre d'après ce que j'ai pu comprendre. Il redressa sa tête et ferma les yeux. La pièce fut plongée dans un profond silence. Après deux à trois minutes de méditation qui semblait intense, Philips rouvrit les yeux mes fit un sourire. Puis j'attendis, j'attendis avant d'entendre un bruit de sonnette qui me fît sursauter.
-Dewey ? Pouvez-vous chercher les affaires de Mademoiselle Eclypse s'il vous plait ? demanda Claire gentiment.
-Bien sur ! répondit Dewey
Je vis la porte s'ouvrir en attendant, interloquée, de voir si mes affaires étaient là. En effet elles étaient posées sur le tapis parfaitement rangées, j'étais étonnée voire abasourdie. Comment étais-ce possible ? Philips me vit, complètement impressionné effaré :
-Vous cherchez peut-être une explication ? Ria-t-il.
-Et bien, j'aimerais bien, oui, répondis-je.
-Je n'ai pas seulement le pouvoir de voir dans le futur mais j'ai hérité aussi d'un pouvoir du contrôle des pensées. Mais je ne sais pas à quoi c'est dû. Vous vous souvenez peut-être de vos rêves...
Mon sang fut glacé. Ainsi donc c'était lui ? Celui qui m'avait inspiré troubles et réflexions. Une seule question me tracassait : pourquoi ? Philips reprit sa phrase voyant mon regard interrogateur.
-J'ai infiltré vos rêves quand j'ai su que vous alliez venir, je voulais vous épargnez ça...Vous êtes si....Excusez-moi, je voulais vous faire peur, mais ça n'a pas marché. Je pensais qu'en vous embrassant ou en tuant votre...ami d'une manière illusoire vous auriez compris. Je me suis dit que vous, en voyant que j'étais un groom, ferait le lien avec l'affaire du Hollywood Tower hôtel qui vous a été confiée. Mais j'ai vu que cela n'allait pas marcher malgré mes deux tentatives mais j'ai essayé quand même, le futur peut changer, je ne crois pas que mon pouvoir soit infaillible. Je peux m'introduire dans les esprits des gens et les manipuler. Je n'avais cas demander au directeur de l'hôtel où vous étiez et lui « demander » de vous amener vos affaire. J'ai vu dans le futur que vous avez prononcé son nom, je n'avais cas penser très fort à lui et à s'introduire dans ses pensées. Mais ce pouvoir m'est encore inconnu, je pense que c'est un pouvoir dangereux que je n'utilise que très rarement.

Il me fit un sourire en rehaussant ses sourcils comme pour s'excuser. Moi j'étais stupéfaite, en colère ! D'abord, il s'était introduit dans mes pensées et ensuite il m'enfermait ! Devais-je accepter ça ? Je fus rouge de rage. Je me levais brusquement, les lèvres pincées. Je regardais tout le beau monde avec furie. Ne sachant que dire je préférais aider Dewey à porter mes valises et le suivais vers ma chambre en envoyant un regard noir.
Je ne me retournai pas, marchant en trombe tout en veillant à ne pas dépasser Dewey. Les couloirs garnis de tapis rouge aux contours dorés étaient somptueux. Les murs recouverts de papiers peint d'une jolie couleur dorée dont les petites lampes accrochées faisaient ressortir l'aspect « Or » du papier, montrait le luxe et la richesse de l'hôtel. Quelques tableaux de peintres sûrement très célèbres à l'époque y étaient suspendus. Ces magnifiques décors calmaient un peu le feu de ma colère. Nous arrivâmes devant la porte de ma chambre. Dewey me fit un sourire triste mais amical. Je le lui rendis car il n'était pas responsable. Il était gentil. Il ouvrit la porte et installa mes valises, en revenant il me dit :
-Voilà, Mademoiselle Eclypse, j'espère que vous serez bien installée ! Je vous laisse la clef. Ah oui, j'oubliai, elle sont très bizarre vos valises !
Je rigolai, ce qui m'apaisait encore plus. Dewey me fit un signe avant de me souhaiter bonne nuit. Avant de rentrer dans ma chambre, je vis Claire courir vers moi. Elle ressemblait à une mariée déambulant dans un couloir, de loin. Elle arriva et me fit un grand sourire avant de me parler sérieusement :
-S'il vous plait Irissa, pardonnez-lui ! Il voulait notre bien à nous mais aussi le vôtre. Je comprends votre réaction, mais il ne voulait pas vous blesser. Quand il parlait de vous, il semblait fasciné, troublé. Il voulait absolument vous protéger, il en était même en colère de ne pas pouvoir. Il ne vous connaissait pas encore mais il paraissait complètement fou de vous. Parfois, il était triste et en colère comme si quelque chose de terrible allait se produire. Il nous a dit qu'il y allait avoir quelque chose d'affreux qui va se passer et qu'il n'arrivait pas à voir le futur plus loin. Il en était frustré ! Irissa, cela fait 70 ans que je le connais maintenant, je ne l'ai jamais vue comme ça. Son pouvoir est encore flou d'après ce qu'il m'a dit. Mais même avec ce doute, il en était malade. Par pitié excusez-le, c'est un homme adorable et charmant.
Je soupirais, tout de même troublée. Je restais pendant un petit moment, songeuse. Après tout, Claire avait peut-être raison. Je ne suis pas rancunière. J'avais l'impression de connaître ces gens depuis des années, et pourtant cela ne faisait que un seul et unique jour que l'on se connaissait. Ils étaient tous charmants, même si j'étais prisonnière, il m'avait accueillis avec chaleur et courtoisie. Ils n'étaient pas méchants. Je décidai de pardonner à Philips.
-Oui Claire, je le pardonne.
-Merci Irissa !
Elle me fit un câlin tendre que je rendis avec autant de délicatesse.
-Désolée Irissa, cela ne se fait pas mais comme vous allez faire partie, entre autre, de notre fausse famille, rigola Claire.
-Ah bon ? Pourquoi fausse ?
-Et bien Gilbert et moi sommes fiancés, Dewey n'a aucun lien avec nous, il est simplement notre groom, Sally et Emeline étaient en vacances ici, les parents de Sally sont partis plus loin en Californie, ils voulaient le meilleur pour leur fille et puis il y a Philips. Cela fait longtemps maintenant et comme nous ne vieillissons pas, nous avons créé des liens pendants toutes ces années, on peut nous caractériser de grande famille. Vous allez en faire partie ! Vous verrez, vous vous sentirez bien au moins le temps qu'il faudra avant que l'on rentre chez nous.
-Ne vous inquiétez pas j'y veillerais. Vous savez, vous pouvez me tutoyer, dans notre époque on est ....on va dire...plus décontractés, rigolais-je à mon tour.
-Curieux ! Mais si cela est votre souhait, il n'y a aucun problème. Bonne nuit Irissa.
Elle me fit un sourire et disparut dans une lumière blanche typique de son apparition. Je soupirais à nouveau. Mais où étais-je tombée ? Je croyais être dans un rêve et que j'allais me réveiller mais j'avais beau me pincer le bras aussi fort que je le pouvais, mais rien, c'était bien le monde réel. Je respirais un bon coup, je n'avais pas l'impression de prendre conscience de la tournure de ma vie, de prendre ce qui m'arrivait à la légère. Mais au fond de moi, une aiguille me perçait le c½ur petit à petit. Je venais de tout perdre, peut-être à jamais. Je poussais lentement ce qui allait être ma porte. Je rentrai, les larmes aux yeux, mais ce que je vis les fis sécher rapidement. Je restai là, hypnotisée, lâchant, sans le faire exprès, mon sac qui retomba avec fracas. Ma chambre ! Encore plus belle que celle de mon hôtel, loin de là. Imposante, élégante dans des tons sombre virant du gris au blanc. Un immense lit aux draps gris avec des motifs abstraits parfaitement lisse dépourvus de plis. Il y était posé des coussins blancs avec des jolies roses rouges dessinées.
Derrière, une immense tête de lit en tissus rembourré blanc crème qui était bordée d'un joli bois de chêne verni. Un colossal ciel de lit gris sur lequel était cousu les mêmes roses rouges. Une petite coiffeuse dont les tiroirs étaient pourvus de poignées dorées trônait prés du lit et son grand miroir en faisait une merveille d'antiquité. Une petite table de chevet en chêne verni rappelant la bordure du ciel de lit. Des lampes murales éclairaient la pièce d'une jolie lumière tamisée. Un grand tableau ornait un des murs et représentait le Hollywood Tower Hôtel, mon regard si attarda longuement avant de le poser sur un grand canapé blanc et un bureau toujours en chêne avec des tiroirs aux poignées assortis à celles de la coiffeuse et de la table de chevet. Devant le lit et ce, sur tout le centre de la pièce, un immense tapis aux coutures dorées et aux motifs raffinés. De jolis rideaux gris et blanc aux quatre longues fenêtres et un immense lustre blanc au centre du plafond rendait cette pièce encore plus belle. Des tons peut-être sombre mais la façon dont ils étaient travaillés donnait un côté sublime et raffinée à cette chambre, et puis de toute manières c'était l'époque, mais moi j'adorais ce style.
Ces décors me donnèrent du baume au c½ur. Je vis sur un coin du bureau un plat avec des fruits. Je mourrai de faim, je me jetai dessus et les mangeai presque tous. J'allai dans la salle de bain, banale pour une femme de New York, mais je savais qu'à l'époque c'était une vraie révolution.
L'eau chaude me fis du bien et détendit mes muscles et mes nerfs et après mettre mise en tenue de nuit, j'allai à la fenêtre et m'installai sur le rebord. Je regardai le paysage, le paysage Hollywoodien. Les projecteurs, les néons lumineux et les immenses grattes ciels m'inspiraient une certaine mélancolie, j'avais l'impression d'être dans une époque dans une autre. Je posai un ½il sur ma chambre qui me décrocha un sourire qui fit évanouir mon sentiment de nostalgie. Je pensai à mon chat, mon Pattenrond qui devait se sentir seul, il me manquait, j'avais envie de le serrer dans mes bras et le caresser. Sa petite fourrure rousse me manquait je voulais voir sa petite tête féline, la regarder longtemps et lui prouver que je l'aimais. Il allait rester seul et sans maître. Je pleurai, mes larmes chaudes dégoulinèrent sur mes joues. Je les essuyai sur le revers de la manche, mais elles revenaient aussitôt. Je ne voulais pas qu'il soit seul en refuge loin de sa maîtresse qui l'aimait, il ne saurait même pas ce qui lui était arrivée à sa pauvre maîtresse. Je tremblai, c'est comme si il mourrait devant moi. Je n'allais plus jamais le revoir. Je fondis en larme, dans des sanglots douloureux. Et puis je pensai à George, j'avais eu la chance d'aimer et d'être aimé, d'être une princesse dans une idylle. Comment allait-t-il vivre ma disparition ? Que va-t-il devenir ? Je voulais le voir lui aussi, le serrer aussi fort que je pouvais, l'embrasser aussi. Je voulais toucher ses cheveux, sa bouche et tous le reste de son corps. Je voulais qu'il soit avec moi ce soir pour combler un certain manque dans mon c½ur qui avait préparé une place pour lui. Trop dur, c'était trop dur et l'excitation d'avoir trouver ce que je cherchais ici ne suffisait pas à calmer ma tristesse. Je me sentais seule, perdue dans une prison dorée. Je mis ma tête entre mes genoux et pleurai à chaudes larmes. Et après une heure, une heure et demie de sanglots incessants j'entendis quelqu'un qui toquait à ma porte. Je dis à ce « quelqu'un » qu'il pouvait entrer. Quand la porte fut entrouverte j'essuyai mes larmes, une nouvelle fois, sur le revers de ma manche et accueillis le visiteur. C'était Philips dans son magnifique costume de groom. Il me figea sur place par sa beauté. Son regard triste et plein de prières me donnait envie de courir vers lui et de l'embrasser. Mais mon regard se posa sur une sorte de chat roux. Un chat sale et complètement fatigué. Malgré ce macabre pelage je reconnus Pattenrond. Je sautais sur mes pieds et accourus vers Philips et pris Pattenrond avec douceur et tendresse dans mes bras. Philips me le céda avec délicatesse.
-Philips ! Mais...Comment ? M'exclamais-je
-J'ai réussi à le ramener, mon pouvoir marche aussi sur les animaux apparemment. Mais il est très fatigué, j'ai dû user de milles stratagèmes pour qu'il arrive ici, de New York.
-Merci Philips ! Vous ne pouvez pas savoir à quel point ça me touche ! J'avais vraiment peur pour lui.
-J'ai vu que vous étiez triste, Mademoiselle Irissa et...et cela m'est...insupportable.
Je le regardai le regard attendrit. Je posais délicatement Pattenrond dont les coussinets étaient meurtris par son long voyage, sur le lit. Il tomba aussitôt et s'endormit profondément. J'embrassai sa fourrure et le caressa longuement. Je restai auprès de lui oubliant Philips. Celui-ci resserra ses mains ce qui fit un son de frottement entre ses gants. Je redressais ma tête. Philips resta planté, debout presque impassible, il me dit cependant :
-Irissa, je tenais à m'excuser de vous avoir mise en colère voire même de vous avoir blessée... Je ne voulais pas...
-Philips... Puis-je vous tutoyer ?
-Mais oui bien sur Mademoiselle, si vous le voulez ...
-Dans ce cas tutoie-moi, toi aussi.
-Et bien...Je ne sais pas si...D'accord, répondit-il, gêné.
-Philips je sait que tu as fait de ton mieux pour protéger Claire, Gilbert, Sally, Emeline et Dewey, j'aurais fait la même chose. Je te pardonne d'avoir user de tes pouvoirs car c'était nécessaire. Claire m'a dit beaucoup de chose sur toi et tu dois être quelqu'un de bien ça j'en suis sure. Même si je suis prisonnière, je suis heureuse d'être tombée sur un gardien de prison comme toi, rigolais-je.
Il rit aussi. Je me levai et m'approcha de lui. Je lui adressai un regard plein de tendresse et d'affection. Je le pris dans mes bras délicatement. Je sentis tous ses muscles se tendre et se contractés. Je le sentais mal à l'aise mais je continuai à le câliner amicalement. Il serra les poings et redressa ses bras tout doucement avant des les poser sur mon dos. Ses mains me firent une sensation si agréable que je n'avais aucunement envie qu'il me lâche. Puis je sentis son menton se poser contre ma tête. Nous restâmes comme ça pendant un certain temps puis nous nous lâchâmes et nous nous regardâmes gentiment. Il me souhaita de passer une bonne nuit et partit. Je posai ma main sur mon c½ur qui battait avec violence.
Impossible de décrire les sentiments que j'avais pour lui tant ils étaient forts et puissants. Des sentiments de compassion qui ne frôlait pourtant pas la pitié. Mon amour pour lui était étrange mais si agréable. Je sentais en lui un homme charmant, doux et attentionné. Sous ses airs de groom maléfique et démoniaque qu'il avait prit les premières secondes de notre rencontre, il se cachait un homme si beau, si attachant qui faisait battre mon c½ur à la vitesse d'une montagne russe. Je l'aimais d'un amour emplit de passion, de tendresse, j'avais envie de le lui dire. Les coups de foudre existaient et certains d'entre eux sont des véritables tornades. A ce moment là, je repensai à Suzan. Mon amie chère qui me manquerais énormément et auquel je souhaitais beaucoup de bonheur pour la suite de sa vie et que, même si j'étais loin d'elle, je serais auprès d'elle et qu'elle sera à jamais au plus profond de mon c½ur et de ma vie. Je penserais à elle autant de fois qu'il le faudra pour que la flamme de notre amitié ne s'éteigne jamais même si j'allais être, pour elle, disparue.
Je câlinai encore Pattenrond qui dormait à pattes fermées. Il était exténué, je le voyais car son ventre se gonflait, se dégonflait rapidement, il était essoufflé. Je pris place dans mon lit et m'endormis, des songes, des souvenirs, des regrets, des joies pleins la tête. Je rêvais de ma vie, de tout les moments que je n'avais jamais oublié. Ces souvenirs cachés et encrés au plus profond ma mémoire. Aujourd'hui, je ne les effacerais pas, mais je devais les laisser en suspend comme un film qui se finissait tragiquement.
Je me réveillai grâce à la lueur du soleil qui s'infiltrait par les fenêtres. Je restai un long moment les yeux ouverts, tête couchée sur l'oreiller, une main sur le rebord de la couverture. Je contemplait le soleil, du moins sa lumière. C'était agréable de se lever avec une si jolie clarté. Je me levai finalement :
-Pattenrond ? Dis-je avant de faire quelques appels de langue.

Doucement, j'entendis des petits bruits sur le tapis et en un éclair, je vis mon chat bondir sur le lit et me rejoindre. Il se frotta contre moi. Je le caressai avec amour. J'examinai ses coussinets qui semblaient s'être rétablis. J'en fus rassurée et lui fis un bisou sur sa tête. Je jouais un petit peu avec lui avant de me lever complètement.
Sur le bureau, la même coupe de fruit que la veille mais à nouveau remplie. J'avais pourtant tout mangé hier soir. Je n'y prêtai pas attention et me jeta sur les fruits. Puis après une longue toilette et un habillage rapide mais raffiné, j'ouvris la porte. Je tournai la tête à gauche et à droite : il n'y avait personne. Je marchai lentement dans le couloir éclairé par les lueurs matinales avant de rejoindre le hall, vide lui aussi. Je m'assis sur le canapé et attendit en pianotant sur mes genoux avec mes doigts. Je vis mon chat sur le « qui-vive » qui se demandait où il était. Je riais car, le pauvre matou, n'a pas vu dans quel endroit il était tombé la veille à cause de sa fatigue. Il s'y habitua finalement très vite et sauta sur le canapé et se coucha auprès de moi. Je n'attendis que cinq minutes avant que Philips apparût. Il m'accueillit avec son teint livide mais rougi légèrement. Il me fit un sourire qui me fît frémir :
-Bonjour Mad...Irissa.
Le voir prononcer me nom avec sa voix, m'enchantais et me fît décrocher un sourire que je lui adressais en toute sympathie.
-Bonjour Philips.
-Avez-vous bien dormie ? demanda-t-il avec attention.
-Et bien, malgré les nombreux rêves qui m'ont assaillie, j'ai dormis comme un loir. Et vous Philips ?
-Oh vous savez .....Je suis un fantôme, le sommeil n'est...on va dire, pas important. A vrai dire, je ne dors jamais.
-Oui, je le sais, je m'amusais juste à poser la question, rigolais-je.
Il me sourît et riait doucement avec moi. Son rire était sublime, un rire qui réchauffe les c½urs et les esprits. Je ne pus m'empêcher de sourire encore plus tant il était attachant et plein de charme. Mais nos hilarités furent interrompues car les cinq ombres blanches apparurent :
Claire toujours aussi souriante, Gilbert souriant lui aussi, Sally toute heureuse, Emeline qui regardait ce qui l'entourait avec tendresse et Dewey droit et fier comme le ferait un militaire. Je leur souris à mon tour. Claire me posa la question :
-As-tu bien dormie Irissa ?
-Oui, bien merci...
-Tant mieux ! Mais cela ne m'étonne pas, on dort bien ici. N'est-ce pas Gilbert ?
-Ah ça oui ! Répondis Gilbert qui fit un petit clin d'oeil à Claire qui rigolait.
Nous étions le jeudi 30 octobre et je repensais que le lendemain c'était Halloween. Ma fête préférée que j'aimais car elle me rappelais énormément de souvenirs heureux. Mais je m'en souvenais surtout car le lendemain, les cinq passagers de l'ascenseur devaient retourner en 1939. Le décompte était lancé. Je ne devais pas échouer ! C'était mon mot d'ordre. Je décidai, après quelques sujets de conversation, de parler de ce retour vers le futur.
-Nous sommes le jeudi 30 octobre, mais ça je penses que vous le savez. Demain, c'est Halloween ! Il faut que je répare l'ascenseur pour demain. Je penses que, même en ayant pris des cours de mécanique avec mon père autrefois, je devrais m'y mettre tout de suite. De plus, je ne connais pas l'état exact de l'ascenseur.
Sally sautilla de joie au son de mes paroles mais elle fut vite reprise par sa gouvernante Emeline. Gilbert fit un sourire en serrant plus fort les mains de Claire. Il se regardait, heureux, pétillant d'amour. J'en étais émue et j'avais encore plus envie de me battre pour les ramener dans leur époque. Philips, lui, réfléchit longuement et dit :
-Et bien Irissa, c'est d'accord, allons-y tout de suite.
Je me levai avec énergie prête à me mettre au travail car le temps filait. C'est ce qu'indiquait la magnifique horloge comtoise tout droit venue de France, un pays que j'adorais. Mais je ne devais pas m'attarder sur ce détail ! Je voulais en finir et ramener mes six nouveaux amis chez eux. Philips me guida avec, derrière moi, Gilbert, Claire, Sally, Emeline et Dewey. Nous traversâmes un petit corridor dans lequel une belle tapisserie s'étendait. Un énorme tableau représentant une belle jeune femme de la Renaissance, recouvrait un morceau de mur. Puis nous arrivâmes dans une librairie. Là, se trouvait certainement des milliers de livres, sur tous les sujets ou presque. De magnifiques bibliothèques les maintenaient rangés. Ils étaient, certes, couverts de poussières mais ils n'en étaient pas moins sublimes. J'étais fascinée. Un petit salon aménagé faisait office de coin lecture. Des centaines de bibelots, de lunettes, de quelques animaux empaillés et de quelques figurines étaient posés sur le haut des bibliothèques. Mon regard s'arrêta sur une télévision de l'époque. Je riais intérieurement. Après la librairie, Emeline donna une clef à une Sally impatiente qui ouvrit la porte toute heureuse. Nous entrâmes, alors, dans une énorme pièce sombre mais éclairée à la fois. Là, ce ne fut qu'un dédale de tuyaux et de conduits. Il faisait chaud, voire humide, j'en concluais donc, que j'étais dans la chaufferie. Au plafond, des milliers de réseaux et de tubes serpentaient en s'entremêlant. Des centaines de canalisations formaient ensemble un énorme labyrinthe. De temps en temps, de la vapeur d'eau sortait de la tuyauterie. Il y avait des chaudières partout, ainsi que des cadrans dont les flèches s'affolaient. La chaufferie était une pièce immense sur deux étages où fourmillait un tas de tuyaux suintants, des machines fumantes et des outils rouillés. Des manivelles et des leviers ornaient le flanc des chaudières. Il y avait des fixations mécaniques, des clous, des boulons, des écrous, des vis et des rivets partout. Bref, une vraie chaufferie démesurée. La chaleur y était étouffante, je ne m'y sentie pas très bien. Claire agita sa main pour se donner de l'air. Gilbert, lui, essuya la fine goutte de sueur, qui dégoulinait de son front, du revers de sa manche. Philips, malgré son costume de groom, n'avait pas chaud. J'en étais étonnée. Soudain, le sol se déroba sous mes pieds, je n'avais pas sentis l'humidité sur le sol, la passerelle n'avait pas de barrière. Je me sentis tombée dans le vide. Je hurlais, quand soudain, une main me rattrapa sous le dos. Tremblante de peur, je redressai la tête. Je vis Philips, c'était lui qui m'avait rattrapée. Il me regarda, affolé.
-Irissa, ça va ?
-Oui, je crois, répondis-je, pas très sure de moi.
-Attends, je vais te tenir, c'est dangereux ici.
Philips me releva et me soutînt par la taille, en me serrant fermement. Je me laissai faire, tant le contact était plaisant, de plus j'étais en sécurité, je ne pouvais pas en demander plus. Je sentis derrière moi des soupirs de soulagement. Je souris, troublée par ces soupirs mais tout de même heureuse. Une fois la passerelle passée, nous arrivâmes devant une petite porte rouillée de la taille d'une petite fenêtre. Une vielle targette oxydée mais énorme quand même servait de fermeture. Philips me relâcha et dit :
-Nous y voilà. Monsieur Londons, Madame Poulet, Mademoiselle Shine et Madame Patridge, vous pouvez retourner dans le hall, nous n'avons pas besoin de vous, sans vouloir vous offenser. Irissa a peut-être besoin, d'être seule. Dewey, occupes-toi d'eux le temps qu'on répare l'ascenseur.
-Pas de problème, répondit Dewey, Si messieurs, et mesdames veuillent bien me suivre ?
Personne ne broncha. Je me retrouvais donc seule avec Philips. Il s'accroupit et ouvrit la petite porte. Là, je vis des centaines de fils et de câbles électriques, des fusibles, des compteurs. J'écarquillai les yeux. Comment allais-je y arriver ? Tout était si compliqué. Je m'affolai déjà. Je redressais mes cheveux en arrière. Je soupirai. La tâche allait être très difficile. Je sentis une main derrière mon dos.
-Tu va y arriver Irissa, tu n'auras cas écouter ce que je vais te dire. Tout va bien se passer, ne t'inquiète pas, dit-il avec gentillesse, Tu peux m'accompagner ? J'ai besoin d'une vraie main pour prendre la caisse à outil, rigola-t-il.
-Bien sur ! Répondis-je avec un sourire non dissimulé.
Je l'accompagnais, pour prendre la caisse à outil qui se trouvait à quelques mètres de la petite porte. Je la pris. Elle était lourde. Je peinais pour la soulever.
-Je suis navré de ne pas pouvoir t'aider Irissa, si seulement...
-Ce n'est rien Philips, je m'en sors, répondis-je avec courtoisie.
Je posais lourdement la caisse et m'assis devant la porte. Je me frottai les main et attachai mes cheveux...Je me débarrassais de mon gilet qui laissait apparaître mon débardeur blanc. J'étais plus à l'aise, la chaleur devenait trop étouffante et pouvais m'empêcher de bien travailler. Philips s'assit à mes côtés. J'ouvris la caisse à outil et me tenait prête. Je regardai l'intérieur de la petite porte avec détermination. J'y arriverais ! Je devais y arriver, c'était crucial. Philips posa à nouveau sa main sur mon dos et me le frotta gentiment ce qui me donna encore plus de courage. J'en étais tout de même triste ! J'allais devoir abandonner mes sentiments pour lui. Il allait rentrer chez lui, dans son époque, en 1939, moi je devrais vivre avec cette frustration de n'avoir pas connu une relation amoureuse avec lui. Je crois que c'était réciproque pour lui. Mais, je devais le ramener, réussir, lui, et les autres. Je ne suis pas égoïste et ce n'était pas le moment de l'être. Je fermais les yeux, dissimulant mon chagrin, me disant même comment j'allais pouvoir revoir George après cette rencontre. Je savais qu'après la réparation de l'ascenseur et la « libération » de ma nouvelle famille, je serais libre. Mais ce sentiment de liberté ne suffisait pas à apaiser mon étrange désespoir. J'avais l'impression d'avoir vécu toute ma vie et que je n'avais plus qu'à mourir et pourtant, le paradis ou l'enfer ne serait pas mes havres de paix, bien au contraire. Toute mon âme en était, maintenant, imprégnée. Je cessai d'y penser, du moins j'essayais et m'affairais aux consignes de Philips.
La réparation de l'ascenseur fût longue et délicate. Je devais manipuler les fils avec précautions, il n'y avait pas plus dangereux que de man½uvrer des câbles sous haute tension. De la sueur avait dégoulinée de mon front, autant par la panique, le chagrin et le stress constant qui me submergeais atrocement. Philips avait détecté mes peurs en voyant mes mains trembler. Il m'avait interrompue en prenant délicatement ma main. Il me la frotta doucement et remonta jusqu'à ma joue. Il avait laissé sa main un long moment sur celle-ci, me contemplant de tout son magnifique regard. Il avait serré les lèvres et m'avait regardée avec dureté. Son gant blanc en soie m'avais procuré une sensation agréable sur ma joue. Sa casquette de groom donnait un côté solennel à son personnage. J'en étais encore plus folle qu'avant. Il m'avait demandée :
-Irissa, je vois que tu trembles et que tu as peur, mais ne t'inquiètes pas, je suis là....Puis-je ?
Il avait détaché sa main de ma joue et m'avait tendus ses bras, hésitant. J'hochai la tête, impressionnée. Il m'avait prise tendrement contre lui, posant sa tête contre mes cheveux en me murmurant des mots plus que doux, des mots simples, censés me donner du courage et me rassurer mais c'est mots avait signifiés, je le sentais, beaucoup plus que ça. Philips s'était détaché de moi sans pour autant me lâcher. Lui et moi s'étions longuement regardés. Il m'avait regardée dans tous les sens, ses yeux avaient bougés rapidement. Puis il les avait fermé et approché sa bouche de la mienne. Le voyant s'approcher, je n'avais pas refusé sa si délicate avance. Je l'avais attendu, attendant que le bonheur ne vienne caresser mes lèvres. Je n'avais plus pensé à rien, qu'à lui et rien qu'à lui. Quand il avait déposé son baiser, mon corps frémit de tout part, mon ventre s'était soulevé et des milliers de petites étincelles avaient clignotés tout autours de ma tête. Et ce n'était pas un rêve, ces étincelles étaient bien là. Je sentais des petites convulsions de plaisir à l'intérieur de mon c½ur. Philips m'avait tenu assez fermement car j'avais gigoté tant le bonheur était intense. Puis, il m'avait lâchée et avait retiré sa tête lentement. Je l'avais regardé, surprise et horrifiée à la fois. Je lui avais dit :
-Tu... Philips ! Tu embrasses bien !
Il m'avait sourit et m'avait lâchée avec douceur. Il me répondit :
-Je crois que tu va mieux Irissa, continuons, avait-t-il dit en se retenant de rire.
Après ce magnifique moment de bonheur qui m'avait prouvé que nous avions des sentiments profondément ancré en nous, j'étais retournée à la lourde tâche de finir de réparer l'ascenseur. Philips me guida pas à pas, mon stress avait disparu. Je manipulais les outils avec précision. Je mettais à contribution mes cours de physique que j'avais appris au collège et dont je n'avais toujours rien oublié. Les talents de Philips renforçaient mes compétences à l'épreuve. Les fils et les câbles n'avaient plus de secrets pour moi. Je remplaçais ce que je devais remplacer, je coupais ce que je devais couper, je dévissais ce que je devais dévisser, j'exécutais dans les moindres détails les ordres de Philips. Même si cette réparation fût longue et dangereuse, je prenais plaisir à la tâche car Philips me redonnait du courage et donnait ses consignes avec la plus haute précision possible, ce qui me facilita le travail. Parfois, je me prenais un peu de jus, mais je continuais sans penser au reste. Quelque part, je ne voulais pas réparer cet ascenseur, je ne le voulais pour rien au monde. Mais j'étais obligée, pour Philips et pour les autres. J'avais de plus en plus chaud, la réparation était physique et la chaufferie devenait de plus en plus brûlante. J'actionnais les boutons et leviers que je devais actionner pour que le courant circule à nouveau et revenais devant la petite porte effectuer les dernières modifications. L'outillage était de l'époque, ce qui accentuait parfois la difficulté du travail mais Philips me renseigna sur les différents outils et objets nécessaires à la réparation de l'ascenseur. Je m'amusais à comparer les moyens que j'avais aujourd'hui avec ceux de Philips, cela l'amusait aussi, c'était un passionné rectifiant même quelques lettres mal prononcées ou des mots de composants électrique écorchés.
La réparation pris fin. Nous nous relevâmes, Philips et moi, et regardai la petite porte. Je pris ma respiration et ferma la petite porte. Je scrutai le regard de Philips, pleine d'espoir. Il me prit ma main et me la serra. J'approchai mon doigt d'un nouveau bouton. Deux voyants étaient allumés dont l'un clignotais rouge. J'actionnai le bouton et enclenchai un levier. Le voyant rouge clignotait de plus en plus. Je reculai en me rongeant les ongles. Je croisai les doigts et attendis.
Le voyant rouge devint vert et je sautai de joie. Mais aussi étourdie que j'étais, je glissais sur le sol. Mais Philips me rattrapa à ce moment là, secoua la tête en levant les yeux au ciel. Il me laissa couchée dans ses bras tel un pas de tango et m'embrassa avec passion. Mes yeux s'exorbitèrent tant le bonheur et le plaisir était immense. Mon corps trembla à nouveau et ma main s'agrippa de toutes ses forces contre le beau costume de Philips. Puis il me releva et me serra fermement la main pour traverser la passerelle glissante. Nous traversâmes, à nouveau, le petit corridor et la librairie pour retrouver Gilbert, Claire, Sally, Emeline et Dewey dans le hall. Ils s'ennuyaient et cela se voyait. Dewey jouait au mah-jong avec Gilbert, Claire croisai les bras et dormais presque sur une des grandes colonnes, Sally jouait à la poupée nonchalamment et Emeline tricotait. Quand ils nous vîmes arriver, ce fût l'euphorie générale et les yeux s'ouvrirent en grand pour attendre le verdict.
Philips et moi, nous nous regardâmes avant de faire un grand sourire et de secouer la tête en guise d'acquiescement. Claire sauta de joie et me fit un magnifique sourire. Elle courût vers moi et me fit un tendre câlin :
-Irissa !! Merci mille fois ! Je ne sais comment te remercier ! tu es fantastique !
-Irissa ! Merci ! Criait Sally tout en sautant dans mes bras.
-Vous partirez demain ! Tout sera prêt ! M'écriai-je
Je la rattrapait et lui déposa un bisou sur son front avant de la reposer au sol. Emeline, Dewey et Gilbert me remerciaient avec leur sourire remplit d'admiration et de reconnaissance. Je le leur rendis avec plaisir. Ce ne fus que euphorie et effervescence tant le bonheur était là. Tout le monde était heureux, même moi qui ai gagné deux magnifiques baisers de l'homme fantôme auquel j'étais tombée amoureuse. Sally sautillait de joie et fît un immense câlin à Emeline qui la serrait tendrement elle aussi. Gilbert et Claire s'embrassèrent avec fougue et Dewey me fit un sourire emplit de malice et de gentillesse, le reflet de la lumière sur ses lunettes rondes. Philips me souriait lui aussi.
A ce moment là, la fatigue m'envahit. Je baillais, Philips laissa échapper un petit rire et me dit :
-Tu as très bien travaillée Irissa, il est temps pour toi d'aller te reposer, je t'accompagne ?
-Oui je veux bien merci, répondis-je tout en baillant.
Tout le monde me souhaita bonne nuit et Philips me raccompagna dans ma chambre. Il déposa un baiser tendre sur ma bouche, léger mais puissant, et me souhaita « bonne nuit ».
J'entrai dans ma chambre, épuisée. Pattenrond était sur mon lit en ronronnant pendant son sommeil. Je le caressai et lui déposa un bisou sur sa tête. Je pris ma douche pour me débarrasser de la sueur et du stress accumulé pendant cette longue et dure journée. Je me mis en tenue de nuit et alla sur le rebord de la fenêtre.
Je pensai, rêvai, regardai Hollywood que surplombait le bel Hollywood Tower Hôtel. Je pensai à Suzan, à ma meilleure amie qui m'aurait certainement dit de foncer avec Philips. Je pensai à George qui me paraissait dérisoire à présent, même si je l'aimais, mais aucun de mes sentiments pour lui n'a d'égal que ceux que j'éprouvais pour Philips. Je repensai à ma vie, à ma vie perdue. J'allais être libre ! Mais à quel prix ? En trois jour, je viens de découvrir l'amour de toute une vie, et quel désespoir de savoir qu'il n'était pas de mon époque. J'en frissonnai, je versai une larme puis une autre en me disant que rien ne serait pareil quand je sortirai. Le Hollywood Tower Hôtel m'avait bel et bien piégée dans un piége dépourvu, à jamais, de sorties. Je continuai d'exprimer mes pensées tout en pleurant de plus en plus fort, quand tout à coup, j'entendis quelqu'un frapper à la porte.
-Irissa ? Demanda Philips.
-Oui ! Tu peux entrer, répondis-je
-Je ne te dérange pas ?
-Non pas du tout !
-Comment ça ? Tu pleures ? Que t'arrives-t-il ?
Il se précipita vers moi et m'enlaça tendrement. A ce moment là, je pleurai encore plus fort et je ne voulais quitter son costume des mains que dont j'avais planté mes ongles tel un tigre sur sa proie. Je lui répondis, en sanglot :
-Je...Philips, j'ai énormément de sentiments pour toi, je ne veux pas te perdre ! Pas demain ! Jamais ! Comment vais-je vivre sans toi ? Cela me rend malade, je sais que je serais libre mais c'est bien dérisoire face à toi. Je t'aime !
Il écarquilla les yeux, mais son regard s'adoucit, il plaqua son front contre le mien et jouait un peu nez à nez avec moi. Il sécha mes larmes du bout de ses gants blanc et me ramena contre lui. Il me serra fort à présent, plaquant sa main sur mon dos. Je devinai qu'il allait m'embrasser, et c'est ce qui se produisit. Mon corps se souleva à nouveau créant les petites convulsions dans mon c½ur, là ce ne fût que bonheur et passion. Doucement il me relâcha et me regarda, puis il me répondit :
-Irissa, dés le premier jour où je t'ai vu dans ma tête, j'ai cru que j'allai m'envoler. Tu as frapper mon c½ur, c'est pour cela que je suis aller fouiller dans tes pensées et infiltrer tes rêves, pour t'empêcher cette douleur qui te ronge. Moi aussi je t'aime Irissa et depuis très longtemps. Crois-moi que mes sentiments sont forts pour toi. Je ne peux vivre sans toi, tu es ma seule raison d'être à présent. Je veux vivre avec toi ! C'est pour ça que j'ai pris la décision de rester ici. Sally, Emeline, Claire, Dewey et Gilbert partiront sans moi, je ne peux assumer le fait que tu restes dans ce monde, seule. Jamais je ne te laisserai, tu es à moi, je suis à toi !
Je le regardai, ahurie. Un bon nombre de mes tourments furent détruits et bon nombre de mes questions furent résolues. Philips me prit, avec délicatesse, ma tête et colla ses lèvres contre les mienne. Je ne voulais plus me détacher de lui, je m'agrippais contre son épaule et remonta ma main pour lui serrer fermement ses cheveux. Il me serra contre lui comme pour empêcher les soulèvements de mon corps et continua de m'embrasser. Quand il me lâcha , nos regards se croisèrent un long moment. J'allai briser ma vie, pour lui ! Était-je sûre de ce que je voulais ? Abandonner des années de travail et de prise de décisions difficiles ? Rompre des liens ? Abandonner ma meilleure amie ? Abandonner mon premier amour, George ? Abandonner ce que j'ai pu construire aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur de moi ? Ce choix était difficile mais je savais ce que je voulais ! Je voyais ma vie défilée sous mes yeux en un éclair furtif et violent qui brisa encore plus mes nerfs. Je tournai ma tête en fermant les yeux dont les larmes s'écoulaient en silence. Il se rapprocha de moi et me chuchota à l'oreille :
-Jamais je ne t'emprisonnerai, je ne l'ai jamais voulu ! Je voulais simplement que tu nous aides et je t'aurai rendue ta liberté mais égoïste comme je suis, la douleur me poignardait quand je voulais évoquer cette condition. Tu as peur Irissa, je le sais, ce n'est pas facile pour toi. La décision t'appartient. Veux-tu rester ici avec moi ? Regarde–moi !
Il me prît doucement le menton et j'ouvris les yeux. Je le contemplais, avec son costume de groom, ses gants en soie blanche et sa casquette aux contours dorés. Son visage, parfait ! Il était si beau, et mon c½ur en était fou ! Chaque baiser, chaque caresse n'etaient que bonheur amplifié et jamais je n'ai pu vivre cela auparavant ! L'amour était si fort ! Mon esprit prit des tournures irrationnelles, irréelles, surnaturelles si bien que mon c½ur en palpitait et je ne comprenais jamais ce qu'il m'arrivais en sa présence. Je pris une profonde inspiration et lui répondit :
-Oui Philips ! Je le veux et ma vie entière.
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#Posté le vendredi 25 décembre 2009 15:32

The End !

The Hollywood Tower Hôtel : l'Histoire d'Irissa Eclypse
Suite et fin de la fanfiction :

Il me sourît dévoilant ses magnifiques dents blanches. Soulagée par mes paroles, cette fois-çi, je décidai de prendre les commandes. Je me relevai un peu et approcha mes lèvres contre les siennes. Il se laissa faire et posa sa main et caressait le creux de mon cou tout en m'embrassant. Les mêmes petites lucioles qui avaient brillés dans la chaufferie apparurent et mes yeux s'emplirent de surprise et de passion quand je les vis. Ce ne fût qu'un conte de fée, j'étais la princesse qui embrassait son magnifique prince charmant. Philips me dit :
-Irissa, je vais te laisser dormir, tu es fatiguée. La nuit porte conseil ! Cela va te faire du bien. Je t'aime ! A demain !
Avant d'avoir eu le temps de répondre, il posa son doigt sur ma bouche et mimait un « chut ». Il me coucha et me borda avant de déposer un bisou tendre sur mon front. Je lui souris d'un sourire qu'il me renvoya aussitôt. Il ferma la lumière et disparut dans la pénombre de la chambre. Mon chat sauta auprès de moi à ce moment-là. Il ronronna et se roula en boule contre moi. Je souriais ! J'étais enfin heureuse ! J'ai tourné la page. La seule chose que je regrettais et que je regretterais plus que tout au monde, c'était d'avoir fait souffrir des gens et d'en faire souffrir encore. Je ne le voulais pas, mais l'amour a ses raisons que la raison ignore. J'aurais disparue aux yeux de tous, laissant les jaloux prendre ma place et contentant les gens qui ne m'aimaient pas. Je pensai encore une fois à tous ceux que j'aimais et qui seront à jamais dans mon c½ur. J'ai détourné le train de ma vie, la marche arrière détruite.
Le lendemain était un grand jour. Un jour qui me fit ressentir des sensations bizarres, un mélange d'excitation, de peur et de stress. Des sensations qui n'étaient pourtant pas désagréables.
Je me réveillai titillée par la lueur du jour. Je m'extirpai des draps, prit une douche et m'habillai à la hâte sans pour autant être négligée.
J'ouvrai ma porte et vit des décorations noires et orange dans le couloir. Des paillettes sur le tapis et des fausses toiles d'araignées se mélangeant avec les vraies. Intriguée, je me demandais ce qu'il se passait. Enfin, j'arrivai dans le hall où toute ma nouvelle famille m'applaudissait et m'acclamait.
Le hall était décoré de tout part. Des guirlandes partout, noir et rouge, quelques notes de orange, des lampions noirs et usés dont les motifs étaient des sorcières et des chats noirs. Les toiles d'araignées qui renforçaient la portée de ce décor. Des chaînes, des crânes, des bougies blanches et noires, des balais accrochés aux murs, une énorme boule de cristal trônait sur la réception en compagnie d'un chat noir aux poils hérissés. Pattenrond, qui m'avait suivie, se jeta sur la réception et renifla le faux chat qui, pourtant, réussit à le tromper. Quand il se rendit compte que ce n'était pas un danger pour son territoire il sauta du comptoir et atterrit en faisant un bruit lourd, qu'elle grâce ! Il y avait aussi des napperons noirs brodés d'orange et la table était parsemée de fausses araignées et des serpents en tissus étaient disséminés un peu partout dans la pièce.
Un décor somptueux qui me rappela que nous étions le 31 octobre, Halloween, ma fête préférée. Le hall était sublime ! Je regardais tout ce qu'il y avait autours de moi bouche bée avec un regard pétillant d'admiration.
Claire arriva doucement et me tendit les bras. Je m'y blotti avec plaisir et nous nous fîmes un câlin. Gilbert avait décidément rangé sa mauvaise humeur dans le placard et me fît un sourire non dissimulé. Sally sautillait de joie et sauta dans mes bras. Emeline souriait et Dewey, lui était heureux et caressait des valises abandonnées comme pour se préparer à travailler 70 ans en arrière. Philips nous rejoignit et s'approcha de moi avec sa belle démarche de groom. Il me fît un bisou sur le front. Je vit derrière, Claire et Gilbert s'interrogés, Sally croisé ses mains derrière son dos, un sourire au lèvres. Emeline et Dewey se regardaient avec béatitude. Je leur souris pendant que Philips me prenait dans ses bras. Je regardais Claire avec reconnaissance, un regard qu'elle me renvoya avec le plus beau de ses sourires.
-Joyeux Halloween ! Me dit Philips en desserrant son étreinte.
-Elles te plaisent les décorations ? Me demanda Claire, toute excitée.
-Mais bien sur qu'elles me plaisent ! Je n'ai jamais vu un décor aussi beau ! Il faut dire que le cadre est très approprié ! Même à l'Institut ce n'est pas aussi beau à Halloween !
-Nous en sommes très heureux alors ! s'exclama Claire
Sally pétillait de joie et Emeline souriait. J'étais heureuse. L'euphorie gagnait tout l'hôtel à présent. Le Hollywood Tower Hôtel, somptueux hôtel des années trente, refaisait surface rappelant, certainement, les plus belles soirées d'Halloween de toute la région.
Tous ensemble, nous fîmes la fête toute la journée, dansant sur du jazz au rythme endiablé sur une mélodie que je n'oublierais jamais : Sing, Sing, Sing de Benny Goodman. Le hall regorgeait d'animation et de rires incessants. Philips avait manipulé quelques esprits pour me ravitaillée côté nourriture. Nous nous étions amusés à faire quelques jeux et j'avais joué à cache-cache avec Sally qui était toujours aussi radieuse. Toutes mes peurs, mes peines et mes tourments s'étaient envolés tellement les sensations que me procurait la fête était immenses et intense. Rythmée par les câlins de Philips, les festivités ne pouvaient être d'avantage délicieuse. La fête m'avait emportée dans sa grande farandole, j'avais plané et mon c½ur s'était affolé.
Bref, une journée magnifique mais qui passa trop vite. Ce fût le moment fatidique. Les éclairs éclairaient le hall de leurs flashes menaçants. Les grondements du tonnerre annonçaient violement que c'était l'heure. Je me raclai la gorge, la peur reprenait le pas sur le bonheur. L'histoire allait se répéter, je n'espérais qu'une chose : ne pas avoir échouer ! Je ne pouvais pas leur faire ça ! J'espérais de tout mon c½ur qu'ils retourneront chez eux sains et saufs dans leur époque. Philips me prît la main et m'entraîna dans sa course.
-Nous ne devons pas tarder ! Mesdames, Messieurs, Mademoiselle veuillez me suivre ! C'est l'heure ! Dit Philips avec autorité.
-Nous vous suivons Philips ! s'exclama Gilbert.
-Ainsi, c'est l'heure, murmurais-je, triste.
- Irissa, tous se passera bien ! Me chuchota Philips dans le creux de mon oreille.
Ce qui me dit me fît froncé les sourcils. J'avais déjà entendu cette phrase quelque part. Philips me fît un clin d'½il. Mais avant de pouvoir réfléchir à ce « déjà-vu » étrange, je me fît entraînée plus rapidement encore, talonnée par Claire et les autres.
Nous arrivâmes devant l'ascenseur éclairé de temps à autres par les flashes apocalyptiques de l'orage qui menaçait dehors.
Cet ascenseur ! Un ascenseur menaçant et hypnotique. Un ascenseur gris métallique dont les portes était recouvertes de deux fines planches grillagées. Des petites formes abstraites et des petites spirales ornaient les contours de ces deux planches. En haut, grande arche aussi pourvue de la même planche. Puis mon regard se figea, devant ce compteur. L'adrénaline me montait à la tête. La panique m'envahissait de plus en plus. Ce cadran si beau, si fantastique mais à la fois effrayant de par son fond vieillit par le temps. Ses chiffres si bien écrits et cette flèche inanimée depuis des années qui reposait sur une petite rondelle décorée et découpée tel un mandala. Deux petites fenêtres incrustaient les deux portes de l'ascenseur. Je vis même des détails que je n'avais jamais vus lors de ma première visite. C'est d'ailleurs la pensée de voir que j'avais peur alors que j'avais déjà vu cet ascenseur qui me préoccupais le plus. Je ne comprenais pas pourquoi mais j'étais tétanisée. Je repris mes esprits quand Philips mit sa main sur ma hanche et me ramena contre lui. Il voulait me rassurer, je le sentais mais mon stress ne pouvait retomber. C'était impossible mais je devais me ressaisir, il le fallait.
Un nouvel éclair frappa et un énorme flashe apparût sur les portes éclairant encore plus l'ascenseur déjà allumé de par les lampes murales. Philips et moi, reculâmes tandis que Claire, Gilbert, Sally, Emeline et Dewey s'avancèrent et s'arrêtèrent devant les portes. Ils se retournèrent et Claire fit un pas vers moi :
-Irissa, je sais que ça va marcher ! Je le sens. Je tenais à te remercier. Je ne t'oublierais jamais Irissa ! Je ne sais comment te gratifier. Merci encore, nous t'aimons ! Dit-elle en me serrant dans ses bras.
Je lui adressais un sourire si sincère qu'il me fît couler les larmes que je retenais depuis longtemps. Je la serrai fort contre moi et adressa le même sourire aux reste de ma nouvelle mais si éphémère famille. Sally courût et se posta devant le bouton d'appel.
-C'est vraiment ce que vous souhaitez Philips ? demanda Claire à Philips qui hocha la tête l'air grave, Dans ce cas, je voulais vous remercier de votre gentillesse et de votre serviabilité, vous avez été pour nous notre ange gardien, je ne vous oublierais jamais Philips ! Merci pour tout !
Elle lui adressa un immense sourire et posa sa main sur l'épaule de Philips. Celui-ci lui fît une belle révérence tout en baisant la main fine et délicate de Claire. Gilbert lui fît une légère tape sur l'épaule. Philips dit :
-Ne nous attardons pas sur nos au revoirs ! On sera ensemble même si le temps nous sépare. A mon signal, Sally, tu appuieras sur le bouton.
La petite regarda Philips avec tristesse, elle pleurait. Elle se jeta sur Philips et encercla ses jambes avec ses petits bras roses. Elle était rouge de peine. Philips se baissa à son niveau et lui parla doucement avec des mots doux et gentils. Il lui sécha ses larmes du bout des ses gants blancs. Il lui caressa la joue et la prit dans ses bras. Je fus attendrie devant cette scène si émouvante. Sally donna une petite claque sur la casquette de Philips qui leva les yeux au ciel tout en la remettant en place. Puis elle se posta devant moi, en me souriant et me dit « un merci » qui venait du fond de son c½ur. Je la pris dans mes bras en l'embrassant avec affection sur la joue. Sally se détacha de moi, courût à nouveau et se remît en position devant le bouton.
-Tu vas enfin pouvoir revoir tes parents Sally ! Dit Emeline avec tendresse.
-Oui ! Répondit la petite fille rose avec enthousiasme.

Un nouvel éclair frappa. Philips redressa la tête vers le plafond puis regarda avec puissance les cinq passagers. Le bruit du tonnerre donna le signal :
-Maintenant ! Cria Philips
Sally appuya sur le bouton, une petite sonnerie retentit. Je versais des larmes en silence, paniqué par ce qui allait se produire. Les deux portes s'ouvrirent laissant apparaître un petit espace dégagé fortement éclairé. J'étais hypnotisée, je voulais rentrer dans cet ascenseur. J'avais des spirales sur les yeux comme dans les dessins animés. Cet espace, cet ascenseur ! Cette sensation si étrange, je compris que j'étais possédée par cet esprit invisible et irréel qu'étaient ma fascination et ma curiosité pour cet hôtel. J'étais tombée dans un piège où toute sorties étaient impossibles.
Claire, Gilbert, Sally, Emeline et Dewey entrèrent et se retournèrent. Je les vis prendre leur respiration. Claire nous envoya des baisers du bout de sa main et Sally agita sa main en guise d'au revoir qu'elle renforçait avec son petit sourire enfantin.
Les portes se refermèrent. Philips me serra contre lui. Nous regardâmes longtemps la flèche grimpé du « B » jusqu'au 12 lentement. Le suspens était intenable, je me rongeais les ongles. J'avais l'impression de regarder un film d'horreur dont une scène me terrifiait. Je tremblais, je pleurais et je sentis de la sueur dégouliner sur mon front. L'orage me rendait encore plus anxieuse. La flèche montait, montait encore comme la tension et l'adrénaline dans mon corps. J'espérais au plus profond de moi-même que l'histoire se répéterait renvoyant ses cinq personnages en 1939.
La flèche arriva sur le 12 et un immense bruit de tonnerre me fît hurler, je tombai de peur. Un flashe constant éclaira les deux portes qui devenaient, à présent, deux véritables objets de films d'horreur. Je me cachais entre mes bras. Je sentis Philips s'abaisser et m'enlacée fermement en essayant de me rassurer. J'entendis des cris de par l'ascenseur, ce qui me mettait encore plus en émoi.
Enfin, le bruit se calma et s'arrêta. Plus rien. Je regardai autours de moi. Le silence, le calme revenu. Philips se releva et appuya sur le bouton. L'ascenseur redescendit et ouvrit ses portes. L'intérieur était vide. Philips se retourna vers moi et sourit.
-Ca a marché ! Dit-il, heureux.
Je pleurais enfin de soulagement et de bonheur, le poids de la peur panique tomba pour laisser place à l'apaisement et au bonheur. J'avais réussi, j'avais l'impression d'avoir fait quelque chose de bien ! Qui l'aurait cru ? J'étais fière de moi et je sentais des sensations impossibles à décrire me parcourir telle un feu brûlant de quiétude. Philips m'aida à me relever et me pris mes mains.
-Tu as réussis Irissa, chuchota-t-il.
-Nous avons réussis Philips ! Tous les deux, murmurais-je les larmes aux yeux, car je n'étais pas la seule à avoir réussis cet exploit !
Nous étions deux a avoir ramener notre famille dans leur époque.
Il tourna sa tête légèrement et m'embrassa avec passion. Il m'amena contre lui toujours en collant ses lèvres contre les miennes. Mon corps se soulevait mais était toujours maintenu dans l'étau de Philips. Je sentais le désir de lui me parcourir, tellement mes nerfs et mes sentiments étaient à vif. Je devais résister ! Pas maintenant. Je ne voulais pas, pour ça, je craignais sa réaction et puis c'était un fantôme ! Ça n'allait peut-être pas être la même chose, enfin je ne savais pas quoi penser ! Ce que je savais c'est que je ne voulais pas faire cela maintenant même si le désir me brûlait comme la gorge d'un vampire qui aurait soif.
Philips me raccompagna dans ma chambre une fois que nous eûmes terminés nos festivités intimes qui restèrent dans le cadre d'un seul et unique baiser mais qui valait, à lui seul, plus de mille.
Les gestes, devenus habituels, du soir se répétèrent puis je m'endormis, Pattenrond dans le creux de mes draps et des sentiments, des rêves, des sensations, des émotions et des secrets pleins la tête. Une nuit qui promettait d'être douce mais qui s'annonçait mouvementée car ma tête en avait pris un coup. Je m'endormis rapidement, consciente que ma vie avait définitivement pris un autre chemin.
1er Novembre. Je me rendis compte de m'être levée plus tard que d'habitude, même trop, je regardais ma montre : 13h00
Je devais être fatiguée, en tout état de cause je m'étais bien remise, la nuit m'avait porté conseil et je me sentais fraîche et sereine. Une bonne douche me remise d'aplomb et je sortis habillée de ma robe noire, seul souvenir de mon rendez-vous avec George, tant de souvenirs qui me revinrent aussitôt et me pinça le c½ur mais je devais apprendre à vivre avec. J'avais disparue comme une voleuse, profitant de ma prison pour m'amouracher d'un groom charmant et gentil. On peut me traiter d'égoïste, je m'en moque ! N'importe qui aurait sauté sur l'occasion et ce n'importe qui aurait pu comprendre ce que j'ai pu ressentir au Hollywood Tower Hôtel !
Mes recherches, ah oui mes recherches et mes découvertes, j'aurais pu en donner un bon million mais elles resteront avec moi, ancré dans mon quotidien comme un bateau dans un port. Je me sentais changée, ayant perdue tout sens de réflexion mais les épreuves d'ici m'avaient façonnée un esprit fort. Peu importe si je ne connaissais pas Philips ! Je le connais maintenant, ses baisers m'avaient conquise au-delà de mes espérances et chaque baiser me dévoila, en lui, une nouvelle parcelle de sa personnalité. Quelque chose de très complexe comme un problème mathématique transforma en moi mon sub-conscient et mes pensées. C'était comme si je renaissais tel un phoenix de ses cendres.
Je m'assis dans le hall mais il n'était pas là. Philips avait certainement quelque chose à faire, il était seul maintenant, et je compris que cela devait être dur pour lui. Mais je me trompais car il vînt, toujours dans son costume rouge aux coutures dorées qui me faisait frémir voire tressaillir a chaque regard. Il m'accueillit avec son sourire en coin si magnifique que je manquais de m'évanouir. Je me levai pour lui souhaiter « bonjour » et tout d'un coup il se figea. Je ne compris pas, je me regardais de haut en bas, tout était en place ! Pas de déchirure, pas de partie intime du corps qui serait découverte, je n'avais rien ! J'avais bien mis cette robe.
Ce n'est que quand il sourît à nouveau que je compris ce qu'il éprouvait. Il s'avança vers moi, et me pris la main, il me fît tourner autours comme quand on danse.
-Tu es ravissante ! M'avait-t-il dit.
Je lui souris d'un regard plein de fierté mais de tendresse aussi. Ce fût ce jour là que je me rendis le plus compte que je l'aimais, d'un amour passionnel et puissant. Jamais je n'ai pu ressentir cela auparavant mais je profitais de chaque instant, car chaque seconde avec lui était un grain de sucre sur ma bouche.
Il m'entraîna ensuite, dans un petit corridor puis s'arrêta, il me sourit.
Et là, le sang ne fît qu'un tour, la peur refaisait surface, je sentis mon rythme cardiaque s'accéléré. Mes yeux restèrent figés devant ces deux portes métalliques et son cadran à 13 caractères. Je le reconnus aussitôt, cette source d'angoisse n'était autre que cet ascenseur magique qui me faisait perdre tous mes moyens. Philips appuya sur le bouton en me tenant toujours par la main. Il me la tenait assez fermement m'empêchant toute évasion. Les portes s'ouvrirent et Philips s'engagea dans le petit espace. Je secouai la tête pour protester et j'essayais d'enlever la main de Philips pour me dégager. Non ! Je ne voulais pas y entrer. Jamais ! Mais Philips tira si fort qu'il me fît tomber dans l'ascenseur et me rattrapa de justesse avant que les portes ne se referment. Je pendais dans le vide soutenu par le bras de Philips au niveau de ma poitrine. Il me releva et je pus voir tout entièrement ce petit espace éclairé avec ses dorures et un grand miroir qui reposait dans un cadre Louis XVI. Une sorte de tableau de bord indiquait les étages traversés de ses petites lumières.
Philips me releva d'un coup sec :
-Quel réflexe ! Lui dis-je, en colère.
-Si Mademoiselle veut faire la tête, il n'y a aucun problème, un groom sait affronter les humeurs de ces hôtes, me répondit-t-il, amusé.
Je me plaquais contre le coin de l'ascenseur, tremblante de peur en voyant les lumières des étages monté La colère et la panique s'associaient provoquant en moi une mine défaite. Philips faisait son sourire en coin, droit comme un chêne, impassible. Puis l'ascenseur émît une petite sonnerie avant de s'arrêter. Les portes s'ouvrirent et Philips me tendit la main avec un sourire moqueur. Je m'en emparais, furibonde tout en fronçant les sourcils et je me laissai entraînée telle une petite fille boudeuse. Mais mon regard changea dés que je vis la pièce où il m'avait emmenée.
Une énorme salle de bal dont le mobilier était recouvert de draps blanc qui virait au gris tant la poussière était épaisse. Les fenêtres étaient recouvertes de planches qui ne laissaient que quelques flots de lumières éclairés modestement la pièce. Une magnifique piste danse au parquet lustré et une large estrade dont reposaient des instruments de musique comme un saxophone, une belle batterie blanche sont les caisses portait le logo de l'hôtel et bien sûr de splendides guitares, donnaient chaleur et convivialité à la pièce. Les quelques tables non cachés par les draps blancs possédaient toutes un petit vase qui contenait une fleur fanée. Le cadre, même couvert de poussière, était tout de même romantique.
Philips, m'emmena sur la piste et me sourit d'un sourire emplît de passion. Il se recula et me demanda avec courtoisie :
-Irissa, m'accordes-tu cette danse ?
Il me tendait la main. Je fie une moue amadouée et lui envoya un sourire non dissimulé. Je lui pris sa main avec tendresse et il m'amena contre lui me mettant dans une posture de danse. Puis il décala son pied, puis l'autre et enfin il me fit virevolter. Nous dansâmes comme dans n'importe quel film à l'eau de rose. Notre danse, fruit de notre amour était lente et nous permettait de savourer au mieux cet instant magique. Comme une valse, je fus si prise dans le doux feu de l'amour que je posai ma tête sur l'avant-bras de Philips, j'aurais voulu la poser sur son épaule mais il était bien trop grand. Il m'embrassa les cheveux et descendit sa main pour la déposer plus bas sur mes hanches.
Les sensation se succédèrent mais ne se ressemblaient jamais. C'était quelque chose de vraiment unique, magique voire fantastique. Philips dansait excellemment bien et m'entraînait dans un tourbillon de folie amoureuse. Je ne pouvais pas en dire plus, car les sensations que j'éprouvais valaient plus que l'amour lui-même.
Il m'enlaça plus fortement et provoqua les soulèvements de mon ventre en m'embrassant avec amour et fougue. Il caressa mes bras pour m'empêcher de tressaillir. Mais c'était plus fort que moi, car la puissance de ses baisers provoquait en moi un plaisir absolu. Mon verdict était sans appel, j'étais une vraie fane de ces baisers et de lui-même.
Notre danse étant achevée, nous nous résignâmes à regagner l'ascenseur que je n'avais aucune crainte, désormais, à emprunter. C'était agréable de savoir que je pouvais prendre cette machine de l'enfer sans ressentir aucune peur. Mais Philips, une fois que je fus dedans, me regarda sadiquement comme lors de notre première rencontre. Il me fît une moue qui m'effrayait. Son teint devînt encore plus livide. Je reculai, me plaquant de plus en plus contre la paroi de l'ascenseur. Je ne comprenais pas, que lui arrivait-t-il ?
-Philips, tu me fais peur ! Gémis-je.
-Irissa, aimes-tu l'adrénaline ? Me demanda-t-il.
-Non ! Bien sur que non ! Pourquoi ? Suppliais-je car je voulais comprendre.
-Et bien, malgré cela, je te conseille de t'accrocher ! Me répondis-t-il en riant d'un rire diabolique.
Mon sang ne fît qu'un tour. Je pouvais le sentir se glacer dans mes veines. La peur panique m'envahissait à nouveau. Philips posa sa main sur le levier de l'ascenseur. Il me ramena contre lui violemment et actionna le levier brusquement. Et là, je crus que j'allais mourir.
L'ascenseur chuta dans une vitesse incroyable. Tout devînt flou autours de moi et la puissance de la vitesse me fît mal au ventre et je sentais toutes mes entrailles remontées et je crus que mon corps rejetait tous ce qu'il contenait. Je hurlai, tant la vitesse de chute me fît peur, j'était tétanisée pendant les quelques secondes que durait la chute.
Puis l'ascenseur s'arrêta en un fracas étourdissant me laissant entendre les battements affolés de mon c½ur dont j'étais surprise qu'il fût encore en place. Les rires sonores de Philips m'insupportaient et la colère prît la place de la peur. Je le regardais d'un air méprisant, les mains plaquées contre les parois. Quand les portes s'ouvrirent, je sortis furibonde. Jamais plus je ne remettrai les pieds ici ! C'était décidé, je partais. Pour qui se prenait Philips pour gâcher tous ces moments de tendresse pour quelque chose de dangereux relevant de la folie ? Je ne réfléchissais plus et tuai mes sentiments. Je me dirigeai vers les portes du hall sous les cris de Philips qui m'indifféraient. Sous mes pas lourd, remplit de ranc½ur de colère, je posai les mains sur les portes. Mais avant même que j'ai pu les ouvrir, elles s'ouvrirent toute seules.
Un homme se tenait sur le seuil, un homme qui me coupa le souffle. La surprise m'envahit et la peur aussi. Je reconnus cet homme, un homme qui remit en doute tous le reste de mon existence : C'était George. Les mains tendues sur les encadrements de porte, il regardait l'hôtel méchamment, une mèche de cheveux en bataille. Mais dés qu'il me vît devant lui, son visage s'adoucit et un sourire se forma sur son visage tourmenté.
-George ? Lui demandais-je, les nerfs à vif.
-Irissa !! Tout le monde te cherche ! Mais où étais-tu passée ? Je me suis fais un sang d'encre ! Je n'arrête pas de t'appeler et tu ne réponds pas !
-Je sais, George mais pourquoi tu es venu ici ?
-Je savais que tu était dans cet endroit, c'est le seul endroit où tu pouvait être, j'ai téléphoné dans tout le quartier d'Hollywood et l'hôtel m'a paru comme étant le seul endroit où tu pouvais être...Et puis, j'ai reçu un contrat de démolition du Hollywood Tower Hôtel pour un prix qui vaut vraiment le coup ! Tu le sais, les maisons et lieux hantés nous appartiennent, et l'Institut manque de fond pour l'affaire de la maison sur le champ de maïs en Arizona. Il faut que tu vienne Irissa, nous rentrons à New York.

Mon c½ur se déchira, et Philips ? Qu'allait-t-il devenir ? Je regrettais aussitôt de m'être emporté pour une blague terrifiante mais drôle dans le cadre d'un souvenir. Je regardais George, les larmes aux yeux par la colère qui me rongeait. Je me rendît compte que la recherche lui était égal et que c'était un être cupide et insatiable. Je tremblai, tant j'étais en colère. Il voulait détruire l'hôtel mais cela ne se passera pas comme ça.
-Il va d'abord falloir me passer sur le corps George ! Lui dis-je d'un ton emplît de mépris.
Son visage s'assombrit et ses yeux se froncèrent.
-Tu ne peux rien y faire Irissa ! Tu es en bas de l'échelle ! Répondit George d'un ton semblable au mien.
-Irissa ? Lança Philips.
-Oui ? Demandais-je, la voix tremblante.
-Quoi ? Tu es restée dans cette vielle baraque pour un autre ? Un salaud psychopathe qui se prend pour un groom ? Ne valais-je pas mieux que cet avorton ? Tu n'es qu'une diablesse Irissa ! Quand je penses à tout ce que j'ai pu t'offrir. J'ai été con de t'avoir aimé et d'avoir osé coucher avec pareille catin ! Tu ne sortiras pas vivante d'ici pour avoir osé salir ma réputation ! Hurla George.
-Tu ne peux pas George ! Tu ne pourras pas faire ça ! Tout le monde va savoir que c'est toi ! Répliquai-je, terrorisée, les larmes aux yeux.
-Et comment pourrais-t-on m'en empêcher ? Je suis puissant tu sais et je n'ai même pas à hésité !
-Non ! Cria Philips. A ce moment là peur et le désespoir m'envahit. Et avant même que j'ai pu réfléchir à quoi que ce soit, George sortit un pistolet, le pointa vers moi et ......

Sur le coup, je ne la sentis pas passée. Je tombai lourdement sur le tapis. Je voyais mon sang dégouliner et je ressentis une sensation de froid. J'étais de plus en plus glacée et ma vision se troubla. La douleur s'intensifia et dans mon dernier souffle, ma vie défila. Ma meilleure amie, ¨Pattenrond, tout les bonheurs que j'ai pu vivre, toutes les douleurs que j'ai pu éprouver, Philips et tout ce qui avait fait de moi ce j'étais aujourd'hui. Une étoile s'éteignait, et j'étouffais dans un dernier soupir le nom de celui que j'aimais :
-Philips
*
Irissa mourut et son corps gisait sur le tapis. Dans sa belle robe noire étalée sur le planché, la chevelure blonde éparpillée et ses yeux qui se fermèrent petit à petit, elle agonisait en silence. Le sang dégoulinait de plus en plus et sa bouche ruisselait du liquide rouge encore chaud de vie. Mais Philips n'avait pas dit son dernier mot. Sa colère remonta en lui et hurla de haine. Dans un élan de rage, il se jeta derrière la réception sous le coup des balles et tira le tiroir qui contenait une arme en cas d'effraction. Il en fût surprit mais n'avait plus le temps de réfléchir, il le tira et sortît un revolver des années 1939, obsolète peut-être mais efficace pour tuer un homme. Philips sauta de derrière le comptoir et se tenait face à un George hystérique. Celui-ci tira plusieurs charges de balles vidant presque son chargeur. Philips encaissa les projectiles qui passèrent au travers de son corps. Son corps devînt transparent et les balles, en le traversant, firent onduler ses formes corporelles en une brume psychédélique et mystérieuse voire fantomatique, comme le sort d'une sorcière. Philips le toisa du regard, tendit le bras vers lui et tira. George resta debout un moment, la bouche ouverte, le corps tremblant. Sa chemise se remplit d'une tâche rouge qui ne cessait de s'amplifier et de s'étendre comme une onde sur l'eau. Du sang coula de sa bouche et il tomba, inanimé. Philips s'avança, lâchant son arme, et poussa le corps de George hors de l'hôtel et ferma les portes. Puis, il courut et s'affala sur le corps de la pauvre Irissa. Elle avait les yeux fermés et sa peau était blanche d'une dureté comparable à celle du marbre. Elle était morte, sans vie et sans âme. Philips pleura et il caressa de ses gants blancs, la joue de sa tendre.
Comme dans un dernier espoir, comme dans les contes de fées, il embrassa Irissa tendrement, les yeux trempés, mais il donna tout l'amour et la passion qu'il pouvait donné, un amour sincère et délicat. Il ne pouvait pas vivre sans elle, elle était son c½ur qui venait de mourir.
Le 13e baiser fît de la scène un moment magique. Le sang de la belle Irissa régressa et des milliers de lucioles et de petites étincelles brillèrent autours du couple déchiré. La magie s'opérait, la magie de l'amour et les lumières tournèrent de plus en plus vite comme un enchantement qui devait s'achever ou commencer. Philips continuait de l'embrasser, de la chérir et d'espérer. Il la caressa et le corps d'Irissa, inanimé, monta dans les airs, décollant les lèvres de Philips aux siennes, et toutes les lumières tournèrent autours d'elle. Puis des éclairs et des faisceaux de lumières apparurent tout autours d'elle. Ses jambes et ses bras s'écartèrent, les cheveux au vent, et son corps devint transparent. Elle retomba, lourdement, sur le sol et retomba dans sa position macabre. Toute la lumière et les effets magiques s'envolèrent aussi rapidement qu'ils étaient apparus. Philips accourût auprès d'Irissa. Il l'a prit dans ses bras et celle-ci ouvrît les yeux.
-Phi...Philips ?
-Oui ! Oui Irissa ! Je suis là ! Ne t'inquiètes pas. Oh j'ai eu si peur ! Lui dit-t-il avec amour.
-Et...George ?
-Mort ! Et qu'on en parle plus.
Irissa sourît, caressa la joue de Philips et s'endormit, épuisée. Philips la souleva et la porta. Il l'a coucha dans sa chambre et lui embrassa le front.
La magie de l'amour avait opéré. Le surnaturel, loin des conflits de L'institut, prenait forme et l'enchantement prit la place du rationnel.
Tout cela dans un lieu que l'on surnommait autrefois : Le Hollywood Tower Hôtel.

*
Je m'endormis, à cause de la fatigue qui m'emportait. Je croyais être morte, je croyais que mon réveil relevait du surnaturel, comme si le jugement dernier existait et que je me retrouvai devant le verdict de Dieu pour mon séjour au paradis ou aux enfers. Mais rien de cela n'était là que je me réveillai, il n'y que le hall, que le hall de l'hôtel. Et puis le visage de Philips, un visage apeuré mais apaisé à la fois.
Je me réveillai dans mon lit, étonnée que mon sommeil n'avait pas été plus long. Je regardais mon environnement avec admiration. J'étais vivante. Je me rassurais sur cette affirmation. Mais ma surprise et mon bonheur furent interrompus quand Philips entra dans la pièce. Il me sourit avec tendresse, les bras croisés derrière son dos.
-Alors, comment te sent-tu ? Me demanda-t-il un sourire aux lèvres.
-Et bien oui, mais je suis tout de même troublée.
-C'est normal, tu es fantôme à présent !
-Quoi ? M'exclamais-je.
-Je l'ai vu Irissa, cela s'est passé comme cela pour moi, je ne l'ai pas vu mais je l'ai sentis et les sensations me sont reparues quand tu t'est « transformée ».
-Et ? Demandais-je.
-Tu es éternelle à présent, enfin je pense puisque nous sommes à la frontière entre les morts et les vivants. Et en plus, cela fait 70 ans que je suis là et je n'ai pris aucune ride. Nous allons pouvoir vivre ensemble ! s'exclama-t-il.
-Mais comment ? Demandai-je fatiguée.
-Comment nous allons vivre ensemble ? Rigola-t-il, Et bien....
-Mais non, gros bêta ! Comment j'ai pu devenir fantôme ? Comment est mort George ?
-Tu es devenue fantôme grâce à mon 13e baiser, celui qui a pu te ressuscitée, enfin je crois, car cette prophétie est encore mystérieuse pour moi. Pour ce qui est de George, je ne sais pas ce qui s'est passé, je n'avais pas réfléchi et pourtant j'ai pu prendre le revolver de service dans le tiroir de la réception.
Je me raclai la gorge, qui était encombrée par une boulle douloureuse. Il s'assit prés de moi.
-Tu n'as plus à avoir peur Irissa, je suis là pour l'éternité et je t'aime !
-Oui Philips, n'y pensons plus ! Nous sommes réunis maintenant, savourons un instant que nous n'aurions peut-être pas pu savourer, dis-je en caressant la main de Philips.
Il me prit la main. Il me regardait, les yeux pétillants de tendresse. Il me regarda longuement comme cela.
-Irissa, viens avec-moi, je voudrais te dire quelque chose.
Il m'aida à me relever et me souleva. Je rigolais, surprise par son geste. J'enroulai mes bras autours de son cou, le regardant comme un yearling amoureux, pendant qu'il marchait en regardant droit devant lui. Il traversa un petit corridor que je ne connaissais pas et ouvrît la porte. La lumière du soleil rouge m'aveugla, je mis ma main au-dessus de la tête comme un parasol. Philips me déposa tendrement et je pus admirer le paysage. J'étais sur un balcon, où la brise légère faisait envoler mes cheveux et ma robe. Je m'accrochai à la rambarde observant le paysage, le paysage hollywoodien. Les immeubles étaient inondés par le crépuscule et la lumière rose pastelle éclairait le « HOLLYWOOD » de la célèbre colline, d'un joli teint vermeille. Je me croyais dans Titanic tellement le décors correspondait à l'ambiance de ce fabuleux film. D'ailleurs je levai les bras, relevai la tête et fermai les yeux, me prenant le vent sur le visage. Je respirais ! Et c'est à ce moment là que je pris conscience que j'étais vivante. Les cheveux aux vents, l'esprit aventurier, je me sentais moi-même et plus encore. Les sensations défilèrent, tant l'instant était agréable. Philips arriva derrière moi, et m'embrassa le cou. Je me retournais, les cheveux dans le vide. Il me tira en avant et se mit à genoux. J'écarquillai les yeux, devinant ce qu'il allait me demandée, il sortit un petit écrin rouge et me l'ouvrit. Dedans, un tout petit coussin blanc tenait une magnifique bague en Or, incrustée de diamants et de rubis.
-Irissa, maintenant que nos âmes sont éternelles, pour le meilleur et pour le pire car la mort ne nous séparera jamais, veux-tu m'épouser ?
-Ph...Philips...Oui je le veux ! Répondis-je, les larmes aux yeux

Il se releva et me prît dans ses bras, profitant de passer cette magnifique bague à mon doigt. J'étais unie à une âme que j'aimais par dessus tout.
Nous nous embrassâmes, les cheveux aux vents, dans la brise légère d'Hollywood tel un film romantique. Le coucher de soleil éclairait le feu de notre passion. Ce fut le plus bel instant de ma nouvelle vie. Le cadre me réchauffa le c½ur et mon corps se soulevait encore tant les baisers de Philips étaient puissants et plaisants. Les petites lucioles revinrent et des ces petites étoiles tourbillonnaient autours de nos tête, rendant le cadre encore plus magique et encore plus romantique qu'il ne l'était. Il me serra fermement le corps de ses deux mains, m'empêchant ainsi de me soulever. Je me détachai et lui demandai :
-Tu n'aimes pas les secousses de mon corps ? Je m'excuse, ce n'est pas de ma faute.
-Non tu n'y es pour rien Irissa, mais les secousses de ton corps m'intimident. Tu n'aimes pas mes baisers ? Me demanda-t-il, un peu troublé.
-Mais bien sur que si Philips ! Lui dis-je, presque en colère. Mon corps ne fait que te le montrer !
-Alors j'en suis flatté ! Me dit-il avant de m'embrasser à nouveau.
Et là, il caressa les courbes de mon corps qui manifestait son plaisir par ses secousses devenues habituelles.
Notre étreinte achevée, nous rentrâmes dans l'hôtel, laissant Hollywood s'endormir et nous à présent mari et femme.

Pattenrond s'approcha de moi et humait l'air. Il ne semblait pas me reconnaître. Je m'accroupît devant lui et agita la main pour l'attirer vers moi. Mais il s'enfuit et je couru à sa poursuite. Philips me suivit et en moins de temps qu'il n'en fallut, nous rattrapâmes Pattenrond et le tînt fermement. Je ne voulais pas qu'il ait ce comportement avec moi, c'était mon chat que j'aimais le plus au monde. J'étais fantôme à présent et lui ne le savait pas. De plus, j'étais éternelle, et lui non et je ne crois pas que je supporterais sa mort alors qu'il a été tant de fois là pour moi. Je regardais Philips paniquée.
-Qu'allons-nous faire ? Demandais-je, tout en tenant Pattenrond, qui grognait.
-Et bien....Je ne vois qu'une solution, me répondit-il en malaxant son menton de son gant blanc.
C'est la que je compris, et je crus que j'allais me glacer d'horreur. Et si cela ne marchait pas ? Non, ça devait marcher. J'enfoui ma tête dans la fourrure de mon petit ange et je le caressai en lui chuchotant des petits mots doux à l'oreille. Je le pris dans mes bras, les pattes sur les épaules et l'arrière train sur ma main. De l'autre, je le caressais d'une caresse tendre. Philips prit une inspiration et me tendit un couteau. Je pris le pris en continuant de caresser Pattenrond. Je fermis mes yeux trempés de larmes. et d'un coup sec, enfonça le couteau dans la chair du chat qui hurla. Je le tenais fermement d'un câlin fort en amour. Il se rigidifia et mourût dans mes bras. Mes mains ensanglantées le soulevaient. Je lui donna une caressa affectueuse sur sa tête inanimée dont les yeux devinrent vitreux. J'attendis, continuant à le câliner avec tendresse. Et tout d'un coup, il s'envola hors de mes bras et des milliers de lucioles se précipita autours du corps de la pauvre bête. Pattenrond, toujours inconscient, se mit face à moi et ses yeux devinrent brillants comme des diamants. Il brassait l'air comme si il courait. Ses poils devinrent flamboyants et il se cabra comme un cheval et des faisceaux de lumières se formèrent tout autours de lui. Pattenrond tourna très vite sur lui-même et retomba sur le sol faisant disparaître les jeux de lumières.
Il se réveilla très vite et sauta sur ses pattes avec une agilité phénoménale. Il avait gardé sa belle fourrure rousse, mais ses yeux restèrent d'argent encerclés d'une lumière fantomatique. Je m'accroupis devant lui, en espérant. Il coura vers moi tel un vrai fauve et sauta dans mes bras, je le rattrapai avec amour et le caressa longuement avant de le reposer à terre. J'étais heureuse, Philips et moi nous nous fîmes un câlin, regardant longuement notre petit ange félin qui s'amusa de sa nouvelle agilité de puma.
Nous laissâmes Pattenrond dans le hall avant de regagner ma chambre, la main dans la main. Nous entrâmes et refermâmes la porte. Nous étions dans le centre de la belle pièce et nous nous fixâmes longtemps.
Des idées derrière la tête, Philips défît les boutons de sa chemise dévoilant ainsi son torse musclé aux tablettes de chocolats magnifiquement bien dessinées. Il l'enleva et commença à défaire ma robe tout en m'embrassant le cou. Et pour la toute première fois, il ôta ses magnifiques gants blancs et je pus voir ses belles mains qui commencèrent à me câliner. Je m'abandonnai sous ses caresses tandis qu'il m'allongea sur le lit. Nous nous embrassâmes sur le lit, peau contre peau et les lucioles s'affolaient rendant la scène de nos ébats bien plus magique qu'elle ne le serait. Nous commençâmes notre lune de miel. Nos corps s'entremêlèrent et formaient, à l'unisson, la colonne qui soutenait notre amour. Peu importe ce qui nous avaient rendus fantôme, nous ne le savions pas, la seule importance c'est que nous étions enfin réunis, pour le meilleur et pour l'éternité.


Prologue

Après, de long mois de vie amoureuse parfaite et sublime au bras de Philips, j'eue une magnifique petite fille que je nommais Renesmé. En l'honneur d'un personnage que j'avais rencontré dans un livre de mon enfance. Philips et moi vivions heureux et Pattenrond aussi. Notre vie au Hollywood Tower Hôtel était plus qu'agréable et les surprises se succédaient. Ma fille grandît et devint une magnifique jeune fille aux pouvoirs extraordinaire.
Philips et moi étions les fantômes les plus heureux du monde.
Le Hollywood Tower Hôtel était à jamais mon lieu de séjour et ce qui était sûr, c'est que je n'avais pas besoin de réservation.

Je m'appelle Irissa Eclypse, et je renais au sein d'un nouveau monde.


FIN.



Je dédie cette fan fiction à Disney et plus particulièrement à ceux qui savent apprécier Disneyland, le parc et les attractions.
Je dédie cette fan fiction aux membres du forum « The Manor » ainsi que plus récemment "The Hollywood Tower Forum"
Je dédie cette fan fiction à la magie et à tous ceux qui rêvent.
Je dédie cette fan fiction à “ The Twil
ight Zone, Tower of Terror, The Hollywood Tower Hôtel”, une attraction à jamais gravée dans ma mémoire.
Enfin je dédie cette fan fiction à ma mère et à ma soeur qui ont pu me donner les clefs du savoir pour pouvoir écrire ce récit.


Merci d'avoir eu la gentillesse et la peine de lire ce blog, ça a dû être long et j'en suis fort désolée...En tout cas j'espère qu'il vous aura plus et n'hésitez pas à poster des critiques !
Et surtout n'oubliez pas, prenez bien soin de préciser combien de temps vous réservez dans cet hôtel, où vous risquez de devenir des résidents permanents....
de la QUATRIÈME DIMENSION !
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#Posté le vendredi 25 décembre 2009 15:38

Modifié le mercredi 17 mars 2010 15:10

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